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C’est un rendez-vous désormais incontournable dans le paysage spirituel du diocèse de l’Hérault. Ce 8 novembre verra se tenir la 7ᵉ édition du pèlerinage de l’Agenouillade, un événement unique de 30 km : gratuit et ouvert à tous, né de l’initiative de jeunes laïcs et toujours animé par leur dynamisme. Créé à la fin de l’année 2010, il rassemble chaque année de plus en plus de pèlerins, plus de 500 attendus cette année, contre 400 l’an dernier, venus de tout le Languedoc.
Prier pour "la conversion des âmes"
L’Agenouillade se distingue avant tout par son accessibilité : le parcours ne présente aucun dénivelé et longe paisiblement le Canal du Midi entre Béziers et Agde. Pas de défi physique, donc. Plusieurs itinéraires sont proposés afin que chacun puisse participer selon ses capacités : le trajet complet de 30 km, des tronçons intermédiaires de 15 et 16 km, et une "arrivée" de 3 km idéale pour les familles, les enfants ou les personnes à mobilité réduite. Les routes sont carrossables et tout est fait pour permettre à tous, de tout âge et toute condition, de vivre ce temps fort de prière, dont le thème est, depuis ses débuts, "la conversion des âmes". Le chapitre Saint Joseph accueille notamment de nombreuses familles avec de jeunes enfants.

Cette année, pour la première fois, le départ aura lieu depuis le parvis de la cathédrale Saint-Nazaire de Béziers, qui surplombe la plaine de l’Orb. Les pèlerins marcheront vers le sanctuaire de l’Agenouillade - ou Notre-Dame du Grau - à Agde, l’un des deux sanctuaires mariaux majeurs du diocèse. Selon la tradition, au Haut Moyen Âge (476 -1000 Ap. J.-C.), la Vierge Marie serait apparue à un ermite venu prier dans la chapelle pour la ville menacée par les flots : agenouillée sur un rocher, elle aurait intercédé avec puissance, et la mer se serait retirée. L’empreinte de son genou, gravée dans la pierre basaltique, demeure visible aujourd’hui et attire de nombreux pèlerins, tout particulièrement lors des grandes célébrations.
Un programme sur-mesure
Le programme du pèlerinage est à la fois dense et adapté à tous. Messe solennelle à 8h à la cathédrale, puis envoi des pèlerins à 9h. Quatre tronçons longent le Canal du Midi, rythmés par des pauses organisées et un temps d’enseignement spirituel. Une adoration du Saint-Sacrement est prévue à l’arrivée à la cathédrale d’Agde, suivie d’un vin chaud fraternel. Le pèlerinage se termine par la marche vers le sanctuaire de l’Agenouillade et la célébration des vêpres solennelles, présidées par Mgr Bruguès, évêque émérite d’Angers, biterrois d’origine. Des confessions sont proposées tout au long du pèlerinage, grâce à la présence de nombreux prêtres et religieux du monastère Saint-Joseph de Montrouge, des chanoines de Lagrasse, de l'Institut du Christ-Roi ou encore des dominicains de Montpellier.
Vivre l’unité
Maître-mot du pèlerinage : l’unité. Sa vocation est de rassembler des personnes d’origines, de sensibilités et de parcours ecclésiaux divers, dans la simplicité et la joie de marcher ensemble pour prier pour la conversion des âmes. "L’unité se vit naturellement, souligne Arthur, responsable communication : c’est toujours très émouvant de voir des gens marcher, prier, se confesser côte à côte, alors qu’ils viennent d’horizons si variés." Les jeunes fondateurs de l’événement étaient aussi issus de sensibilités diverses, ce qui s’illustre au sein même du pèlerinage. Mgr Turini, archevêque de Montpellier, soutient activement l’événement, qui témoigne d’un renouveau spirituel régional. L’engouement pour les pèlerinages régionaux ne cesse en effet de grandir à travers toute la France, accompagnant un véritable retour aux sacrements. "On ressent aujourd’hui, notamment chez les jeunes, une aspiration à retrouver une piété populaire parfois oubliée, qui s’exprime à travers ces marches locales. Cela se reflète dans l’augmentation constante des inscriptions chaque année, sans même recourir à une communication particulière", observe Arthur.

Le pèlerinage est organisé par une équipe de bénévoles et peut compter sur le soutien logistique du diocèse et des paroissiens languedociens : navettes depuis Montpellier et Narbonne, pauses et sécurité assurées. Mais la première aide attendue des chrétiens reste la prière : "Pour la conversion des âmes, pour l’unité, pour la paix dans nos familles et nos régions."
Pratique










