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Mère Eliswa Vakayil, la religieuse indienne qui lutta pour l’émancipation des femmes

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La rédaction d'Aleteia - publié le 07/11/25
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La religieuse indienne Eliswa de la Bienheureuse Vierge Marie, fondatrice d’un institut religieux en Inde, est béatifiée ce samedi 8 novembre.

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La religieuse indienne Eliswa Vakayil est béatifiée le samedi 8 novembre à Vallarpadam, en Inde. Cette décision fait suite à la reconnaissance par le Dicastère pour les Causes des Saints d’un miracle attribué à son intercession : la guérison d’une fillette atteinte de fente labiale (bec-de-lièvre) in utero. Encouragée par une religieuse, la famille de l’enfant avait prié Mère Eliswa pendant trois jours. La fillette est née parfaitement saine, sans aucune malformation, le 27 juin 2005.

D’abord épouse et mère, puis religieuse

Née en 1831 dans une famille aisée du Kerala, Eliswa Vakayil est la première de huit enfants. Très tôt, elle manifeste une profonde dévotion pour l’Eucharistie et la Vierge Marie. Mariée à seulement seize ans à un riche homme d'affaires et mère d’une fille, elle devient veuve dès l’année suivante. À ce tournant de sa vie, elle choisit de vivre dans une simple cabane, se consacrant à la prière et à l’aide aux pauvres.

En 1862, après avoir rencontré le père Leopoldo Beccaro, carme déchaux italien, et sous sa direction spirituelle, elle fonde le premier institut religieux du Kerala : le Troisième Ordre des Carmélites Déchaussées. En 1868, elle prononce sa profession religieuse et prend le nom d’Eliswa de la Bienheureuse Vierge Marie, devenant la première religieuse originaire du Kerala. Elle est bientôt rejointe par sa fille Anna et sa sœur cadette Thresia. Liées à l’Église de rite latin, elles sont ensuite rejointes par des femmes de rite syro-malabar. Au fil du temps, la congrégation se scinde en deux branches : les Carmélites Thérésiennes (CTC) de rite latin et la Congrégation de la Mère du Carmel (CMC) de rite syro-malabar.

Une priorité : l’éducation et l’émancipation des femmes

Les Carmélites Thérésiennes combinent prière contemplative et éducation des jeunes filles et des orphelines. La congrégation fonde des écoles et des centres de formation pour offrir des savoirs et des compétences professionnelles à des milliers de femmes, dans une Inde hiérarchisée par le système des castes, dominée par les hommes, et marquée par l’analphabétisme, le mariage précoce, les abus domestiques et l’exploitation. Comme le souligne le Dicastère pour les Causes des Saints : "Par son action, [Eliswa] contribua à la promotion humaine et intellectuelle des femmes dans le contexte social et religieux complexe de l’Inde à la fin du XIXe et au début du XXe siècle."

Mère Eliswa Vakayil, la religieuse indienne qui lutta pour l’émancipation des femmes
Mère Eliswa Vakayil

Mère Eliswa Vakayil meurt le 18 juillet 1913 au couvent Saint-Joseph de Varapuzha, qu’elle avait fondé. Elle y passa les 23 dernières années de sa vie dans la prière, l’adoration du Saint-Sacrement et l’éducation des jeunes filles, des orphelines et des novices.

Son héritage en Inde et à travers le monde 

La réputation de sainteté d’Eliswa de la Bienheureuse Vierge Marie se manifesta dès son vivant et perdure encore aujourd’hui. Sa tombe au couvent Saint-Joseph est devenue un véritable lieu de pèlerinage, attirant de nombreux fidèles chaque jour. Plus de 150 ans après sa fondation, sa congrégation s’étend dans le monde entier avec environ 1.500 religieuses réparties dans 209 couvents en Asie, en Europe, en Amérique et en Afrique. En 2023, le pape François l’a officiellement déclarée vénérable et sa béatification sera célébrée dans la basilique Notre-Dame de la Rédemption de Vallarpadam, le 8 novembre 2025.

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