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Tel un père attentif envers tous ses enfants, le pape Léon XIV se singularise par cette proximité qu’il arrive à créer avec les catholiques du monde entier. Il n’est pas une rencontre, une audience ou un Angélus sans qu’il ne salue, avec des paroles affectueuses et personnelles, une population éprouvée, un groupe de pèlerins ou une figure de sainteté chère à un pays ou à une communauté. Et les Français ne sont pas en reste ! Alors que ce samedi 8 novembre marque les six mois de son pontificat, Léon XIV, qui compte d’ailleurs parmi ses aïeux une grand-mère française, a multiplié les marques d’affection envers notre pays. Si son prédécesseur avait pu, en son temps, blesser certains fidèles en ne se rendant pas officiellement en France, l’intérêt immédiat et régulier de Léon XIV pour la France panse les blessures.
MaiSon appel à s'ancrer dans la spiritualité du Sacré-Cœur
Le 28 mai, soit 20 jours après son élection, Léon XIV s’est adressé aux évêques de France, et, à travers eux, à tous les fidèles catholiques du pays, dans une lettre publiée le 31 mai à l'occasion du centenaire des canonisations du curé d'Ars, de sainte Thérèse de Lisieux et de saint Jean-Eudes. Le Pape a fait remarquer que ces trois saints pouvaient encore s’adresser "de manière très parlante et attrayante aux hommes et aux femmes d’aujourd’hui" dans la mesure où "ils avaient aimé sans réserve Jésus de manière simple, forte et authentique". À leur image, et dans la continuité de l’encyclique Dilexit nos du pape François, Léon XIV a invité les catholiques de France à s'ancrer dans la spiritualité du Sacré-Cœur de Jésus. "Il ne saurait y avoir de plus beau et de plus simple programme d’évangélisation et de mission pour votre pays : faire découvrir à chacun l’amour de tendresse et de prédilection que Jésus a pour lui, au point d’en transformer la vie", assurait-il, avant de donner, en juin, sa bénédiction pour les 150 ans de la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre. Étonnante synchronisation avec le succès inattendu du film Sacré-Cœur actuellement au cinéma qui contribue sans doute à faire connaître l’amour infini du Christ pour les hommes.
JuinSa "paternelle affection" envers les prêtres français
Dans cette même lettre aux évêques, Léon XIV, dont la charge de préfet du dicastère pour les Évêques, de 2023 à 2025, lui a donné une bonne connaissance de la situation des diocèses français, a évoqué la crise des vocations sacerdotales, les épreuves auxquelles sont confrontés les prêtres, et leur a exprimé sa sollicitude toute paternelle : "Je profite de l’occasion pour remercier du fond du cœur tous les prêtres de France pour leur engagement courageux et persévérant et je souhaite leur exprimer ma paternelle affection".
Une affection renouvelée à l’occasion du rassemblement jubilaire des huit diocèses d’Île-de-France à Notre-Dame de Paris le 6 juin. "Je suis heureux de pouvoir vous manifester ma paternelle affection et de vous transmettre mes meilleurs encouragements pour la poursuite de votre ministère au service du Peuple de Dieu qui vous est confié", a-t-il assuré dans une lettre aux prêtres franciliens.
JuilletSa mise en garde contre une "culture de la mort"
L’intérêt de Léon XIV pour la France ne s’arrête pas à la reconnaissance d’un riche héritage chrétien ni à sa compassion toute paternelle pour les prêtres. Lors de l’audience générale le 4 juin, Léon XIV n’a pas hésité à interpeller la France sur sa récente adoption du projet de loi sur la fin de vie par l'Assemblée nationale. "Notre monde peine à trouver une valeur à la vie humaine, même en sa dernière heure", a-t-il lancé, appelant, dans la lignée de ses prédécesseurs, à défendre "la dignité intrinsèque de toute personne humaine".
Le 29 juillet, devant 600 jeunes Français, néophytes et catéchumènes, venus à Rome dans le cadre du Jubilé des jeunes, Léon XIV a appelé les Français à lutter contre la "culture de la mort". Lisant son discours en français, le Pape a averti que le baptême "engage à renoncer à une culture de la mort très présente dans notre société", qui se manifeste "par l’indifférence, le mépris des autres, la drogue, la recherche d’une vie facile, une sexualité qui devient divertissement et chosification de la personne humaine, l’injustice".
AoûtSa maîtrise de la langue française
À plusieurs reprises, depuis le début de son pontificat, Léon XIV s’est exprimé en français. Cela a été le cas notamment le 25 août lorsqu'il a reçu quelque 360 servants d’autel, garçons et filles âgés de 12 à 20 ans, venus de 18 diocèses de France, puis le 28 août, devant une quarantaine d’élus du Val-de-Marne. "Je vais tenter de parler français, en comptant sur votre bienveillance !", a-t-il affirmé, avant de lire son discours dans la langue de Molière.
Si le pontife ne s’est encore jamais exprimé spontanément en français en public depuis son élection, le cardinal centrafricain Dieudonné Nzapalainga, qui l’a côtoyé au conclave, confirme : "Le Pape comprend non seulement le français, mais il est aussi capable de le lire et de le parler", affirmait-il dans un entretien accordé à I.Media.
SeptembreSon intérêt pour le nombre record de catéchumènes
Lors de sa première interview depuis son élection, publiée dans un livre paru le 18 septembre au Pérou et intitulé Léon XIV, citoyen du monde, missionnaire du XXIe siècle, le Pape a confié avoir été particulièrement marqué par le phénomène des catéchumènes en France. Il a en effet mentionné spécifiquement la situation de l’Église en France, qualifiant de "très intéressant" l’essor des catéchumènes dans un pays "qui a été considéré pendant un certain temps comme l’un des pays les plus sécularisés qui soient". Pour rappel, dans un rapport publié en avril, la Conférence des évêques de France annonçait que plus de 10.000 adultes et plus de 7.400 adolescents devaient recevoir le baptême en 2025, un chiffre record.
OctobreSon admiration pour de nombreux saints français
Le 9 octobre, Léon XIV a publié sa première exhortation apostolique, "Dilexi te" ("Je t’ai aimé"), consacrée à la place centrale des pauvres dans l’Église et la société. Le Pape y évoque plusieurs figures françaises, de saint Bernard de Clairvaux à sœur Emmanuelle. Il rend également hommage aux Filles de la Charité de saint Vincent de Paul, citant sainte Louise de Marillac, et évoque l’Ordre de la Très Sainte Trinité et de la Rédemption des Captifs (Trinitaires), fondé en 1198 par saint Jean de Matha et saint Félix de Valois.
Deux autres figures françaises y figurent aussi comme pionniers de l’éducation : saint Jean-Baptiste de La Salle, fondateur des Frères des Écoles Chrétiennes, et saint Marcellin Champagnat, fondateur de l’Institut des Frères maristes des écoles. Léon XIV convoque enfin deux géants contemporains de la charité, saint Charles de Foucauld et sœur Emmanuelle, tous deux ayant montré, à travers leurs relations avec les pauvres, qu’il "ne s’agit pas de "leur apporter" Dieu, mais de le rencontrer en eux".
Léon XIV a également manifesté son admiration envers d’autres figures françaises de sainteté, à l’instar des seize carmélites de Compiègne dont il a salué, à l’occasion de la messe d'action de grâce pour leur canonisation le 13 septembre, "la fécondité mystérieuse de leur vie donnée par amour". Le 20 juin, Léon XIV avait reconnu le martyre de 50 Français, clercs et laïcs, tués par le régime nazi pendant la Seconde Guerre mondiale. Ils seront béatifiés le 13 décembre prochain dans la cathédrale Notre-Dame de Paris.













