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Le remède des Pères du désert contre les démons

mnich kuszony przez diabły

Vitrail de Saint Etienne du Mont à Paris, représentant l'homme face à la tentation.

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Sophie Baron - publié le 07/11/25
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Que nous disent les Pères du Désert pour guider notre vie spirituelle, dans les circonstances très concrètes de notre vie ? Aucune vie chrétienne n’est épargnée par le combat des démons. Qu’on le veuille ou non, les mauvais anges font tout pour souiller nos âmes, mais l’abba Poemon connaît le remède pour se purifier de leur venin.

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Poemen le Grand, dont le nom signifie en grec berger ou pasteur était un Père du désert des IVe et Ve siècles. Il est l'abba (père) le plus cité dans les Apophtegmes des Pères du désert. Dans l’un de ses apophtegmes, il évoque le "venin des mauvais anges" qui frappe les moines :

"Il est écrit : “Comme le cerf soupire après les fontaines, ainsi mon âme soupire après toi, mon Dieu” (Ps. 40, 1). Dans la solitude, les cerfs mangent beaucoup de serpents, et comme le venin les brûle, ils ont hâte d'arriver à la fontaine ; la brûlure du poison s'apaise quand ils boivent. Il en est de même pour les moines qui habitent le désert. Le venin des mauvais anges les brûle : c'est la raison pour laquelle ils aspirent, le samedi et le dimanche, à s'approcher des fontaines que sont le Corps et le Sang de notre Seigneur Jésus-Christ, et être purifiés de toute l'amertume des mauvais anges" (Poemen, 30). 

L’omniprésence des mauvais anges

Le Commentaire que donne l’abbé Poemen (ou Pastor, c’est le même nom) du premier verset du Ps 39 (40) est très joli : ces cerfs altérés, ce sont bien nos modèles, ils ont soif de l’Eau vive qui coule du côté du Christ. Mais l’application que propose le grand Ancien a de quoi nous surprendre : les moines qui habitent le désert ont affaire en permanence aux mauvais anges et ils finissent par absorber du venin, c’est pourquoi ils ont soif et aspirent à trouver dans l’Eucharistie dominicale la purification qui leur enlève l’amertume contractée au contact des démons.

Qu’avons-nous à en dire, nous qui vivons dans le monde et devons constamment composer avec l’Ennemi ? Nous avons du mal à penser que des âmes toutes dévouées à Dieu soient aussi exposées à la pression des mauvais anges. Et pourtant saint Agathon, un autre Père du désert, nous en avertit : "Il n’y a rien de plus difficile que la prière, car il n’est point d’effort que les démons ne déploient pour interrompre ce moyen si puissant pour les désarmer."

Le remède contre les démons

La première conclusion de ce conseil de Poemon est que le combat est partout. Si la vie monastique n’est pas de tout repos, aucune vocation chrétienne n’est épargnée. On n’entre pas au couvent pour être à l’abri, pas plus que la vie conjugale n’est une garantie d’équilibre et de vertu tranquille. La deuxième leçon est celle-ci : pour tous, l’Eucharistie est le remède : elle nous garde prêts pour le combat, en même temps qu’elle est la douce consolation de nos efforts pour suivre le Christ.

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