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À Orléans, un jeune entrepreneur relance une confiserie oubliée

Le_stand_d_Antoine

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Laure-Anne Marxuach - publié le 07/11/25
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Tombé dans l’oubli depuis plusieurs années, le Cotignac d’Orléans renaît grâce à l’initiative d’Antoine de la Poterie, jeune étudiant de 21 ans. En relançant la fabrication de cette confiserie traditionnelle, il fait redécouvrir aux habitants le patrimoine sucré de leur région.

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C’est une petite boîte en bois contenant une délicieuse pâte de coing. Le Cotignac d’Orléans, confiserie traditionnelle, parfois considérée comme l’ancêtre du roudoudou, a longtemps été un  emblème de la cité johannique. Mais au fil des années, cette spécialité locale avait presque  disparu... Jusqu’à ce qu’Antoine de la Poterie, étudiant de 21 ans, décide de redonner vie à ce  savoir-faire familial. 

Une histoire de famille 

L’étudiant en école de commerce a grandi dans l’univers sucré du Cotignac, partageant les  boîtes entre cousins. Son oncle, dernier producteur de la région depuis 1975, en détenait la  recette secrète. "Mais il y a eu la pandémie de Covid-19, et mon oncle a eu des soucis de santé", confie le jeune homme. Pendant un temps, la tradition semblait s’éteindre. D’autres  entreprises ont bien tenté de reproduire le Cotignac, sans jamais égaler la recette familiale. "Certains mentaient même en disant que c’était celle de mon oncle !", raconte Antoine en  souriant. 

C’est en lisant un article de La République du Centre (le journal local) titré “Pourquoi le Cotignac d’Orléans n’existe plus ?” qu’Antoine a eu un véritable déclic. En 2024, il décide  de relancer l’entreprise familiale, après avoir convaincu son oncle de lui transmettre son savoir faire. "Cela a pris beaucoup de temps, je n’étais pas confiseur, moi !", plaisante-t-il. Mais jour  après jour, la transmission s’opère : la recette secrète, les gestes autour des grandes marmites  traditionnelles en cuivre, la température de la confiture... et les boîtes de Cotignac s’accumulent  bientôt dans l’atelier de Lailly-en-Val. 

Un patrimoine local retrouvé 

Très vite, le retour du Cotignac séduit les Orléanais. En quelques mois, une trentaine de  boutiques distribuent à nouveau les petites boites (à partir de 8€ les 40g) dans toute la région  Centre Val de Loire, et les ventes repartent à la hausse. "On a même dû mettre des quotas pour  nos revendeurs, parce que l’on avait tellement de commandes qu’on ne pouvait pas tout fournir", raconte Antoine, qui vit désormais pleinement de son entreprise. 

Sur les marchés, le jeune entrepreneur constate la joie des Orléanais de retrouver cette confiserie  d’enfance. Lors du grand retour du Cotignac sur les étals des fêtes johanniques de mai 2025,  les habitants se sont pressés pour raviver leurs souvenirs. Une dame lui a même confié que sa  première punition d’enfant avait été "d’être privée de Cotignac" à cause de son insolence.  "Notre petite entreprise est un moyen formidable de parler de notre patrimoine et de notre  culture locale", sourit Antoine. Seul pour l’instant à la tête de l’entreprise, il rêve déjà  d’agrandir l’équipe pour faire rayonner encore davantage la douceur orléanaise. 

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