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C’est une petite boîte en bois contenant une délicieuse pâte de coing. Le Cotignac d’Orléans, confiserie traditionnelle, parfois considérée comme l’ancêtre du roudoudou, a longtemps été un emblème de la cité johannique. Mais au fil des années, cette spécialité locale avait presque disparu... Jusqu’à ce qu’Antoine de la Poterie, étudiant de 21 ans, décide de redonner vie à ce savoir-faire familial.
Une histoire de famille
L’étudiant en école de commerce a grandi dans l’univers sucré du Cotignac, partageant les boîtes entre cousins. Son oncle, dernier producteur de la région depuis 1975, en détenait la recette secrète. "Mais il y a eu la pandémie de Covid-19, et mon oncle a eu des soucis de santé", confie le jeune homme. Pendant un temps, la tradition semblait s’éteindre. D’autres entreprises ont bien tenté de reproduire le Cotignac, sans jamais égaler la recette familiale. "Certains mentaient même en disant que c’était celle de mon oncle !", raconte Antoine en souriant.
C’est en lisant un article de La République du Centre (le journal local) titré “Pourquoi le Cotignac d’Orléans n’existe plus ?” qu’Antoine a eu un véritable déclic. En 2024, il décide de relancer l’entreprise familiale, après avoir convaincu son oncle de lui transmettre son savoir faire. "Cela a pris beaucoup de temps, je n’étais pas confiseur, moi !", plaisante-t-il. Mais jour après jour, la transmission s’opère : la recette secrète, les gestes autour des grandes marmites traditionnelles en cuivre, la température de la confiture... et les boîtes de Cotignac s’accumulent bientôt dans l’atelier de Lailly-en-Val.
Un patrimoine local retrouvé
Très vite, le retour du Cotignac séduit les Orléanais. En quelques mois, une trentaine de boutiques distribuent à nouveau les petites boites (à partir de 8€ les 40g) dans toute la région Centre Val de Loire, et les ventes repartent à la hausse. "On a même dû mettre des quotas pour nos revendeurs, parce que l’on avait tellement de commandes qu’on ne pouvait pas tout fournir", raconte Antoine, qui vit désormais pleinement de son entreprise.
Sur les marchés, le jeune entrepreneur constate la joie des Orléanais de retrouver cette confiserie d’enfance. Lors du grand retour du Cotignac sur les étals des fêtes johanniques de mai 2025, les habitants se sont pressés pour raviver leurs souvenirs. Une dame lui a même confié que sa première punition d’enfant avait été "d’être privée de Cotignac" à cause de son insolence. "Notre petite entreprise est un moyen formidable de parler de notre patrimoine et de notre culture locale", sourit Antoine. Seul pour l’instant à la tête de l’entreprise, il rêve déjà d’agrandir l’équipe pour faire rayonner encore davantage la douceur orléanaise.











