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C’est une première dans l’histoire de l’Église en France. La parole est aux prêtres, ces hommes que l’on dit, et à raison, débordés, responsables de secteurs immenses, fatigués, et en chute libre de candidats pour cette vie si exigeante donnée à Dieu et à leurs ouailles. Une enquête à destination des prêtres de France, intitulée "Le sacerdoce aujourd'hui", publiée le 7 novembre, montre que la réalité n’est pas si sombre. Au contraire. Une étude de l’Observatoire français du catholicisme (OFC), traitée par l'IFOP et en partenariat avec RCF-Radio Notre Dame et Famille chrétienne, suggère le visage de prêtres "heureux" dans leur ministère et fidèles à leur vocation, même si les défis à relever sont nombreux. Distribuée à 5.000 prêtres, elle a reçu plus de 760 réponses.
La démarche est singulière et même inédite. Si les fidèles rencontrent chaque dimanche leur curé, ces derniers constituent "une population rarement interrogée de manière aussi exhaustive", note l’OFC. L’objectif de cette quarantaine de questions, auxquelles 766 prêtres ont répondu ? Elle "veut éclairer les attentes, les conditions de vie et les engagements des prêtres, trop souvent méconnus". Et ainsi "offrir aux catholiques, mais aussi à la société tout entière, des repères actualisés sur la mission sacerdotale aujourd’hui".
Engagés
Qui sont les prêtres représentés dans ce sondage ? 60% d’entre eux ont été ordonnés entre 2000 et 2025 et plus de la moitié sont actuellement curé d’une paroisse. Si la plupart célèbrent exclusivement selon la forme ordinaire du rite romain, 20% des prêtres interrogés célèbrent parfois ou souvent en latin et/ou ad orientem et parfois selon la forme extraordinaire. Près de 90% affirment avoir grandi dans une famille stable et unie, et 77% dans une famille catholique, souvent engagée dans la vie de l’Église. Eux-mêmes se sont largement investis dans des activités qui ont eu un fort retentissement dans leur vocation à travers le service de l’autel (52%), le scoutisme (49%) ou encore les patronages.
Les résultats sont édifiants : la première donnée remarquable de cette enquête, c’est cette vitalité que partagent les prêtres interrogés. Ces derniers se déclarent à 80% satisfaits de leur situation actuelle, s’estimant même "fidèles" à l’appel de Dieu, "apaisés, déterminés et heureux", pour 45% d’entre eux. Leur principale joie dans leur sacerdoce ? Avec plusieurs réponses possibles à cette question, 53% des suffrages se portent sur cette réponse : "Être le témoin privilégié des merveilles que produit Dieu dans les cœurs" et 45% "sentir que vous êtes à votre place, que vous travaillez au service des œuvres du Seigneur". L’enthousiasme de leur engagement ne semble pas retombé : viennent ensuite des réponses comme "avoir conservé le goût de la prière" (34%) et "pouvoir être témoin de conversions et de retours vers l’Église" (24%).
Bien s’entourer
Ce dynamisme ne doit pas effacer les difficultés que les prêtres rencontrent dans leur ministère. Certains évoquent un manque de confiance et de soutien de leur évêque (17%), d’autres la baisse du nombre de pratiquants (16%), ou encore l’épuisement dans leur mission, avec un danger certain sur leur condition physique (16%). Face à ces difficultés récurrentes, quelles sont leurs priorités ? La première de toutes, s’entourer d’une équipe de laïcs fiables et autonomes pour les épauler (77%). C’est d’ailleurs l’objectif qui revient le plus si les prêtres interrogés devaient imaginer une feuille de route pour les trois années à venir : travailler à ce que leurs paroissiens soient toujours plus proches du Christ (62%). Certains souhaiteraient davantage de soutien et une oreille plus attentive de la part de leur évêque (60%), tandis que d’autres évoquent un besoin urgent de repos (40%). Enfin, 62% des répondants estiment que soutenir l’enseignement privé doit être au cœur de leur ministère.
Le défi des catéchumènes
Aux premières loges face à l’afflux de nouveaux visages dans l’Église ces dernières années, dont beaucoup de jeunes, les prêtres interrogés n’ont pas manqué d’évoquer le sujet brûlant des catéchumènes. Beaucoup souhaiteraient être davantage formés à l’accueil de ces nouveaux arrivants et à leur formation (26%), véritable défi pour les paroisses. 60% d’entre eux estiment d’ailleurs que les catéchumènes sont "un signe de l’Esprit Saint et une opportunité extraordinaire pour l’évangélisation", tandis que 30% des répondants voient cet afflux comme "une opportunité qui engage en termes de contenu de foi et d’accompagnement pastoral". Pour 8% d’entre eux enfin, l’augmentation de ces nouveaux entrants devrait faire partie de leur mission pour les trois années à venir. Un défi qui rejoint cet attrait des prêtres pour la "mission directe", sur les parvis des églises, plébiscitée à 45%.










