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Les musées et les églises sont devenus des cibles privilégiées des groupes criminels organisés en raison des valeurs et des œuvres qu'ils détiennent, notent les services de renseignement qui s'alarment d'une "accélération" du phénomène. Dans une note datée de mardi 4 novembre et dont l'AFP a eu connaissance, le service de renseignement et d'analyse sur la criminalité organisée (Sirasco) du ministère de l'Intérieur liste les différents vols intervenus ces dernières semaines, à commencer par celui des bijoux de la Couronne au musée du Louvre le 19 octobre, dont le préjudice a été évalué à 88 millions d'euros.
Cet attrait des groupes de criminalité organisée pour les objets détenus par les musées et les églises, voire des particuliers, s'explique soit par la valeur intrinsèque des œuvres, soit par leur composition (or et pierres précieuses). Dans le premier cas, ils doivent avoir un réseau de receleurs pour écouler les marchandises ou avoir été commandités pour effectuer le vol. Dans le deuxième cas, ils démontent les objets et les revendent, sans identification possible de l'œuvre. Dans le cas du vol des bijoux de la Couronne au Louvre, les deux hypothèses sont étudiées par les enquêteurs. Dans leur note, les renseignements constatent le recours à des petites mains recrutées via des messageries privées pour effectuer les cambriolages. Parmi les vols d'œuvres d'art ou d'objets de collection survenus ces deux derniers mois figurent aussi le vol d'une centaine de croix huguenotes au musée du Désert le 7 octobre à Mialet (Gard) et les deux cambriolages au musée Jacques Chirac à Sarran (Corrèze), mi-octobre. Dans tous ces cas, l'Office national de lutte contre le trafic de biens culturels a été saisi.
Les églises, cibles faciles
Le service de renseignement relève en outre que les artefacts constitués d’or, valeur refuge en plein essor, sont également très prisés, de même que les autres métaux précieux comme l'argent. Il en a été ainsi dans deux affaires récentes de vols dans des églises où des vases ont été démontés et cassés pour être revendus.
Selon la Direction nationale du renseignement territorial, 156 vols ont été recensés entre janvier et juin, soit une hausse de 35% par rapport à la même période en 2024. Des chiffres en constante augmentation. Fin octobre, trois hommes ont été jugés par le tribunal correctionnel de Dax pour des vols commis dans 42 églises des Landes et des Pyrénées-Atlantiques. Ils fracturaient le tabernacle de l’autel et dérobaient des objets liturgiques — ciboires, calices et patènes. Dans l'Aisne, depuis la fin du mois de juin 2025, plusieurs édifices ont également fait l'objet d'effractions : les voleurs dégradaient les portes de sacristies et les tabernacles pour y voler du mobilier liturgique. Au cours de ces vols, les hosties consacrées disparaissent parfois, crime bien plus grave encore pour les catholiques.










