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L’algorithme de TikTok dans le viseur de la justice française

L’algorithme de TikTok dans le viseur de la justice française

L’algorithme du réseau social chinois est soupçonné de mettre en avant des contenus pouvant inciter les jeunes les plus vulnérables au suicide.

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Anna Ashkova - publié le 05/11/25
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Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire le 4 novembre à l’encontre de TikTok, soupçonné d’exposer les mineurs à des contenus dangereux susceptibles de les pousser au suicide. Une procédure judiciaire qui fait suite aux conclusions de la commission d’enquête parlementaire sur ce réseau social chinois.

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C’est l’une des conséquences de la récente commission d’enquête parlementaire sur les effets psychologiques de TikTok sur les mineurs. Le parquet de Paris a ouvert le 4 novembre une enquête préliminaire visant le fonctionnement de TikTok, accusé par le député socialiste Arthur Delaporte, rapporteur de la commission d’enquête parlementaire sur les effets psychologiques de ce réseau social chinois, de favoriser la diffusion de contenus dangereux, notamment ceux faisant la "promotion du suicide". L'enquête a été confiée à la Brigade de lutte contre la cybercriminalité (BL2C) de la préfecture de police de Paris. 

Promotion du suicide et exposition à la violence

Dans un communiqué, la procureure de Paris Laure Beccuau précise que les investigations portent sur plusieurs infractions : "les infractions de fourniture de plateforme en ligne pour permettre une transaction illicite en bande organisée", "altération du fonctionnement d’un système de traitement automatisé de données en bande organisée" et "propagande en faveur de produit, objet ou méthode préconisés comme moyens de se donner la mort". "Les investigations portent donc sur le respect de l’obligation de notification par une plateforme des soupçons d’infractions commises par son intermédiaire, sur le fonctionnement de l’algorithme par rapport à la présentation qui en est faite à son utilisateur, et à l’édition de contenus consistant notamment à la promotion du suicide", détaille la procureure. 

Cette procédure judiciaire s’appuie sur le rapport de la commission d’enquête parlementaire qui a été dévoilé le 11 septembre dernier. Les députés pointaient alors du doigt  le "piège algorithmique" qui enferme les jeunes dans des bulles de contenus toxiques, un "océan de contenus néfastes", incluant des vidéos de "promotion du suicide, d’automutilation" et une "exposition à la violence". 

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