Carême 2026
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6h00 du matin, Rome se réveille doucement. Le soleil se lève sur la basilique Saint-Pierre ce 1er novembre tandis que les coureurs arrivent motivés. Aux abords du Castel Sant'Angelo, certains font quelques échauffements, tandis que d’autres prennent un encas avant de partir. Le départ est prévu à 7h30. Comme le raconte Étienne, un étudiant français en Erasmus, "il y a de tous les âges: de la vingtaine à 60, 70 ans". En plus des coureurs qui se massent de plus en plus place Pie XII, les soutiens sont aussi présents le long de la via della Conciliazione ainsi que tout au long du parcours des 10 ou 20 kilomètres.
Une initiative du Vatican
Cette 17e édition de la course est accessible à tous, croyants et non croyants, jeunes et vieux. Un monsieur de 93 ans participait également à ce défi sportif. Cette initiative du Vatican sans dimension spirituelle majeure a permis à chacun de découvrir un visage jeune, dynamique et festif de l’Église. Blandine, une jeune française, parle d’ "un témoignage missionnaire" pour ce défi sportif. Le nom donné à cette course permet aussi de prendre du recul notamment après la course et de voir un lien entre la performance sportive et la vocation universelle à la sainteté. Prendre soin du corps, c’est aussi prendre soin de l'âme. Voilà un peu l’état d’esprit que les jeunes voient à travers ce défi du 1er novembre. Il y a un lien avec l’enseignement du pape Léon XIV, lui aussi très sportif. "Et si le Pape avait participé à la course", s’amusent les jeunes coureurs français, "cela aurait été drôle !"

7h30, top départ ! Une forte détermination se lit dans le regard des premiers qui traversent la longue via della Conciliazione. Une joie également de la part des personnes en situation de handicap. Des personnes en fauteuil, des malvoyants ont pu participer. L’inclusion de tous et même des plus vulnérables est un des moments les plus touchants de cet évènement sportif.
Voir Rome de manière privilégiée
Blandine était également touchée par la dimension pèlerinage pour les coureurs des 20 kilomètres qui passaient devant les quatres basiliques majeures.
Courir les 10 ou 20 kilomètres en compétitif ou non permettaient de profiter de Rome de bon matin ! Rome sans trop de touristes. C’est ce qu’a remarqué Étienne en voyant le Vittoriano se dresser tout blanc devant ses yeux. "Courir lorsque Rome s'éveille", explique Jeanne "avec une très belle lumière rosée sur le Colisée et les Forums".
Donner une dimension spirituelle à la course
Il y a le défi sportif, la compétitivité, la bonne ambiance, l’entraide mutuelle mais il y a aussi l’idée de donner une dimension spirituelle à cette course des saints. Jeanne raconte à Aleteia qu’elle courait avec une équipe de quatre autres filles. Ensemble elles se motivaient et quand c’était un peu plus dur, elles ont récité un chapelet pour les âmes du purgatoire et les intentions du Pape. Jeanne souligne également que les fonds gagnés pour cette course sont reversés à la Fondation Don Bosco afin de créer différentes structures dont un orphelinat.
8h02, les premières arrivées font applaudir les personnes présentes toujours dans la via della Conciliazione. Les Italiens encouragent avec de la musique, des cris joyeux. L’ambiance était festive. Traverser la ligne d’arrivée illumine les visages rougis par l’effort physique et fait naître un sourire sur tous les visages. Celles et ceux qui ont couru en équipe étaient heureux de se serrer dans les bras. Un vrai témoignage missionnaire et d’esprit d’équipe se dégage de cette course matinale. Les plus rapides ont réussi à assister ensuite à la messe célébrée par le Pape, sur la place Saint-Pierre. C’est un français qui est arrivé en 2e position pour les 10 kilomètres.
Léon XIV n’a pas manqué de les féliciter lors de l’angélus récité après la messe : "Je salue également tous les pèlerins présents, en particulier les jeunes qui ont participé à la “Course des Saints”, organisée par Missioni Don Bosco, qui allie sport et solidarité envers les enfants les plus défavorisés." Les trois mots qui reviennent le plus dans la bouche des coureurs pour qualifier cet événement ? Fierté, solidarité, beauté.








