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Quelle est la différence entre être positif et vivre dans l’espérance ?

3 min de lecture
Plus nous sommes exposés au monde, à ses tristesses, à ses impasses, plus il nous faut cultiver une hygiène de vie qui consiste à préserver nos ressources de joie.

Crédit : Shutterstock

Plus nous sommes exposés au monde, à ses tristesses, à ses impasses, plus il nous faut cultiver une hygiène de vie qui consiste à préserver nos ressources de joie.

Si un chrétien a de l'espérance et qu'un optimiste a une attitude positive, s’agit-il de la même disposition intérieure ? Non, car la différence réside dans l'objectif qu'ils poursuivent.

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La positivité et l’espérance sont deux attitudes que l'être humain adopte face aux aléas de la vie. L’une et l’autre peuvent apporter un réel réconfort et sont, à ce titre, précieuses. Pourtant, leur origine et leur finalité diffèrent profondément.

La positivité, une disposition humaine

La positivité a trouvé une large place dans la culture contemporaine, en particulier grâce au développement personnel. Dans un monde marqué par le stress, l’anxiété, l’éclatement des familles et la montée de la violence, cette attitude est devenue pour beaucoup une ressource nécessaire. Elle traduit une posture volontaire : face aux problèmes, c’est choisir de porter son regard sur ce qu’il y a de meilleur. Cela est très louable et bénéfique. En quoi cette attitude diffère-t-elle alors d’une personne qui vit avec l’espérance ?

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L’espérance, une vertu baptismale

Pour les chrétiens, l'espérance est une vertu théologale que Dieu leur donne au baptême. Elle diffère donc de la positivité, car la personne ne s’appuie pas sur ses propres forces et ses efforts, mais sur sa foi en Dieu. Le Catéchisme de l’Église catholique définit ainsi l’espérance : "L’espérance est la vertu théologale par laquelle nous désirons comme notre bonheur le Royaume des cieux et la Vie éternelle, en mettant notre confiance dans les promesses du Christ et en prenant appui, non sur nos forces, mais sur le secours de la grâce du Saint-Esprit". (CEC n° 1817)

Si l’attitude positive vise des bénéfices terrestres – mieux vivre aujourd’hui et gagner en bien-être ici-bas - avoir de l’espérance, c'est croire au bonheur éternel. Avoir de l’espérance c’est croire que les difficultés de la vie ne sont rien comparées à la communion avec Dieu. Être positif est donc une attitude de bien-être temporaire qui sera oubliée dès que la difficulté sera résolue, mais vivre dans l’espérance signifie orienter son âme et son cœur vers un bonheur qui sera atteint à la fin de sa vie, grâce à l’aide du Seigneur.

La Catéchisme rappelle qu’en toute circonstance, "chacun doit espérer, avec la grâce de Dieu" et "persévérer jusqu’à la fin", pour obtenir la joie du ciel, récompense éternelle pour les bonnes œuvres accomplies. (CEC n° 1821) La positivité aide à mieux vivre l’instant présent alors que l’espérance conduit plus loin : elle aide à traverser les tempêtes de la vie et oriente l’âme vers le bonheur éternel, en l’invitant à faire confiance à Dieu, quelles que soient les épreuves.