Campagne de Carême 2026
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Voilà un an tout juste que le village d'Ars-sur-Fromans célèbre la canonisation du saint curé d’Ars, Jean-Marie Vianney. C'est ainsi que depuis novembre 2024, jusqu'à ce mois de novembre 2025, ce sont près de 400.000 pèlerins qui sont venus dans ce petit village de l’Ain pour se recueillir auprès du saint curé. Outre la clôture officielle du jubilé qui a lieu pour la solennité de la Toussaint, ce week-end du 1er novembre, en présence notamment de S.E. Mgr Celestino Migliore, le Nonce apostolique en France, un grand spectacle sur la vie du saint est proposé jusqu’au 11 novembre prochain, pour 11 représentations.
Imaginé et conçu par Marie-Cécile du Manoir, scénariste aux nombreux spectacles religieux depuis 45 ans, (dont celui sur Pauline Jaricot en 2022), "J’ai vu Dieu dans un homme", rassemble 150 participants bénévoles sur scène et en coulisses, pour raconter l'histoire de ceux qui ont croisé le chemin de saint Jean-Marie Vianney. À travers une mise en scène immersive, le spectateur découvre ainsi les luttes intérieures du saint, sa relation intime avec le monde surnaturel, et la manière dont sa vie continue d’inspirer et de nourrir la foi des croyants d'aujourd'hui. "Pour travailler sur le scénario du spectacle, nous avons lu toutes les dépositions des témoins du procès de canonisation, et nous les glissons mot à mot dans les scènes”, confie Marie-Cécile du Manoir. Plusieurs tableaux se succèdent ainsi pendant ce spectacle d’1h30 : la vie au temps du saint puis des scènes du procès de sa canonisation en 1925 et enfin une relecture de ce procès avec les mots de 2025 avec une scène contemporaine afin que les spectateurs comprennent l'actualité du message. Mis au goût du jour également, les doutes et le "syndrome de l’imposteur" de ce "petit curé" qui se sentait "illégitime", lui qui est pourtant devenu le patron de tous les curés !

Un Grappin contemporain
Et qui pour lui instiller le doute ? Le "Grappin", joué ici par l’un des bénévoles, habitant d’Ars, Jean-Philippe, 56 ans, un habitué de la scène. "Avec mon épouse et mes enfants, nous avions déjà participé aux spectacles de 2009 et 2015 joués à Ars pour raconter la vie du saint curé. Cette année, le spectacle est tout nouveau, et nous retrouvons certains bénévoles et d’autres paroissiens. L’ambiance est très sympathique", explique ce professeur de philosophie qui joue donc, à chaque tableau, le Grappin alors que son épouse joue successivement "un ange, une paysanne et une paroissienne". Et comment joue-t-on le Grappin en 2025 ? "Nous avons voulu sortir de ses caricatures pour montrer qu’il est plus que jamais actuel, aussi ce sera une sorte de prince, habillé d’un beau costume rouge, très séducteur et très crédible, et qui va tenter d’instiller le désespoir dans le cœur de notre bon curé".
Depuis le mois de janvier dernier, la centaine de bénévoles s'est retrouvée un dimanche par mois pour préparer ce spectacle fait de sons, de lumières, de 250 m2 de scène et d’acteurs âgés de 8 mois à 84 ans ! “Les répétitions se sont intensifiées ces deux dernières semaines”, confie encore Jean-Philippe, par ailleurs trésorier de l’association organisatrice. "Chaque soir, nous pouvons accueillir 800 spectateurs, nous attendons près de 8000 personnes au total”. Une envie de jouer, de partager mais aussi de toucher les âmes du plus grand nombre, grâce aux jeux de scène et de lumière, voilà ce que vivent tous les acteurs, dès leur première représentation, ce vendredi 31 octobre et jusqu'au 11 novembre prochain.
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