separateurCreated with Sketch.

Cambriolage du Louvre : deux nouveaux suspects mis en examen, la sécurité pointée du doigt

Vol au Louvre, ce que l'on sait, après les nouvelles interpellations

Des policiers patrouillent devant le musée du Louvre après le vol, avec la pyramide du Louvre conçue par Ieoh Ming Pei en arrière-plan, à Paris, le 19 octobre 2025. La police a arrêté cinq nouvelles personnes, dont un suspect principal, suite au vol audacieux de bijoux commis ce mois-ci au musée du Louvre, a déclaré le procureur de Paris le 30 octobre 2025.

whatsappfacebooktwitter-xemailnative
Clothilde Blavignac - avec AFP - publié le 02/11/25
whatsappfacebooktwitter-xemailnative
Deux semaines après le spectaculaire cambriolage du Louvre, deux nouveaux suspects ont été mis en examen et placés en détention provisoire, portant à quatre le nombre de personnes écrouées. Ce vol, évalué à 88 millions d’euros, révèle de graves failles dans la sécurité du musée, désormais au cœur d’un vif débat.

CAMPAGNE DE NOËL 2025

Pour qu'Aleteia poursuive sa mission d'évangélisation, faites un don déductible à 66% de votre impôt sur le revenu.
Ainsi l'avenir d'Aleteia deviendra aussi le vôtre.

Je donne en 3 clics

Deux semaines après le cambriolage survenu au Louvre, le 19 octobre dernier, et qui a suscité chez les Français aussi bien de l’indignation qu’un vif sentiment patriotique, “deux nouvelles personnes ont été mises en examen et placées en détention provisoire”. Ces mises en examen, prononcées samedi 1er novembre à la suite d'auditions en garde à vue, portent désormais à quatre le nombre de suspects dans ce dossier. En effet, "deux trentenaires, soupçonnés d'avoir fait partie du commando de quatre hommes, avaient déjà été arrêtés il y a une semaine."

Les deux nouveaux suspects ont été interpellés mercredi soir avec trois autres personnes, qui, elles, ont été remises en liberté suite à leur garde à vue et sans poursuite. Quant aux deux personnes placées en détention provisoire, "il s'agit d'un homme de 37 ans, soupçonné d'être un des quatre membres du commando ayant dérobé des joyaux […] et d'une mère de famille de 38 ans". L’homme est soupçonné d’avoir pris part directement au casse, tandis que la femme est poursuivie pour complicité de vol en bande organisée et association de malfaiteurs.

Une audition de garde à vue a eu lieu devant le magistrat suite à leur interpellation, mais Mme Beccuau, la procureure de Paris, a précisé dans son communiqué qu'ils "ont contesté toute implication".

Une "faille sécuritaire majeure"

Ce cambriolage, estimé à une valeur pécuniaire de 88 millions d’euros, "a provoqué des débats-fleuves sur la sécurité du Louvre". La ministre de la Culture, Rachida Dati, a dévoilé vendredi les premières conclusions de l’enquête de l’Inspection générale des affaires culturelles, avec un bilan très critique : "Une sous-estimation chronique, structurelle, du risque intrusion et vol" par le Louvre, "un sous-équipement des dispositifs de sécurité", une gouvernance "pas adaptée" et des protocoles de réaction aux vols et intrusions "totalement obsolètes".

Elle a annoncé des mesures pour répondre à une "faille sécuritaire majeure" à l’extérieur du musée. Le jour du casse, les quatre malfaiteurs avaient pu garer un camion-élévateur au pied du musée, permettant à deux d’entre eux de se hisser avec une nacelle jusqu’à la galerie d’Apollon et de voler ainsi une partie de la collection royale de gemmes et les diamants de la Couronne de France.

Au total, huit bijoux ont été dérobés, ayant appartenu à la reine Marie-Amélie, épouse de Louis-Philippe, à la reine Hortense, belle-fille et belle-sœur de Napoléon et mère de Napoléon III, à l’impératrice Marie-Louise, seconde épouse de Napoléon Ier, et à l’impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III.

Cette collection, commencée en 1530 par François Ier, a été considérablement augmentée par Louis XIV, notamment grâce à un legs de 18 diamants du cardinal Mazarin au Roi Soleil

Vous avez aimé cet article et souhaitez en savoir plus ?

Recevez Aleteia chaque jour dans votre boite e−mail, c’est gratuit !

Vous aimez le contenu de Aleteia ?

Aidez-nous à couvrir les frais de production des articles que vous lisez, et soutenez la mission d’Aleteia !

Grâce à la déduction fiscale, vous pouvez soutenir le premier site internet catholique au monde tout en réduisant vos impôts. Profitez-en !

(avec déduction fiscale)