Originaire de Ciudad Victoria, au Mexique, Mónica Ocampo García, 37 ans, est aujourd’hui religieuse des Filles du Saint-Esprit. Pourtant, plus jeune, elle n’avait jamais envisagé de rejoindre une congrégation. Elle pensait qu’un jour, elle se marierait et fonderait une famille.
Née dans une famille profondément chrétienne, la jeune femme grandit dans une communauté catholique dynamique. Dès son plus jeune âge, elle participe activement à la vie paroissiale : animation de groupes d’enfants, catéchisme, temps de prière et d’adoration eucharistique. "Je me souviens qu’un jour j’étais seule avec 62 enfants. Nous avons chanté et prié dans la chapelle. J’ai été frappée par leur silence et leur attention. En rentrant chez eux, ils ont répété à leurs parents : “Il faut faire silence. Il faut prier pour les prêtres”", raconte-t-elle à l’édition espagnole d’Aleteia. Malgré son enthousiasme au service de l’Église, elle ne se sent pas poussée vers la vie consacrée. Au contraire, elle prie Dieu de lui faire rencontrer un petit ami. Alors qu’elle est au lycée, elle commence à fréquenter un jeune homme, mais celui-ci n’est pas croyant. "Pour moi, c’était important d’être au service de l’église avec quelqu’un qui partageait ma foi", confie-t-elle.
Sur les conseils de sa grand-mère, Monica décide de suivre la dévotion du Sacré-Cœur, les neuf premiers vendredis du mois, pour la conversion de son petit ami. Au bout de neuf mois, le vendredi où la neuvaine se terminait, le jeune homme l’appelle pour mettre fin à leur relation. Monica comprend alors que c’est la réponse du Seigneur.
Quelques années plus tard, à l’université, elle rencontre un jeune homme gentil et croyant. "C'était une relation très chrétienne, centrée sur Dieu. Nous allions ensemble à la messe, nous étions ensemble au service de l’église et il m'accompagnait à l’adoration pour les enfants." Tout semblait aller pour le mieux. Cependant, malgré cet amour sincère et une carrière prometteuse, Monica ressent un manque, comme si Dieu l’appelait ailleurs.
Une passion grandissante pour le service de l’Église
Quelques mois plus tard, elle propose son aide au curé de sa paroisse pour mettre ses compétences en marketing et communication au service de l’Église. Le prêtre, alors recteur d’un séminaire, l’invite à collaborer avec lui. "En communication, il faut connaître ce dont on parle. J’ai donc approfondi mes connaissances sur le sacerdoce ministériel et j’ai appris à encore mieux apprécier la valeur du prêtre. J’ai voulu la faire connaître."
Monica devient si passionnée qu'elle commence à consacrer plus de temps à l'Église qu'à sa relation. "Quelque chose a commencé à changer en moi. Je me suis demandée où je me sentais vraiment épanouie, et j’ai compris que c’était quand je servais l’Église." Elle se met alors à rechercher des congrégations religieuses. "Je me suis de plus en plus impliquée dans le ministère des vocations de mon diocèse, et on m'a envoyée suivre un cours à Mexico. J'y ai rencontré une Fille du Saint-Esprit, qui m'a donné un message clé : "Nous nous consacrons à la promotion des vocations sacerdotales et à l'expansion du règne du Saint-Esprit." Je me suis dit : "C'est ici que j’ai ma place.""

Monica quitte alors son emploi, et alors qu’elle s’apprête à entrer dans la congrégation, deux anciens prétendants reviennent dans sa vie. L’un, un ami d’enfance, lui offre une bague, promettant de l’attendre. Peu après, un autre, son ancien petit ami, vient lui aussi avec une bague, lui suggérant de ne pas aller au couvent. Cependant Monica, forte de sa conviction, choisit de rendre les deux bagues à ses prétendants et de se consacrer pleinement à l’appel de Dieu.
Aujourd’hui, la jeune femme a prononcé ses vœux perpétuels, prenant le nom de sœur Monica du Cœur de Jésus, et elle est convaincue que, pour trouver la vocation pour laquelle vous êtes créé, "Dieu vous conduit et vous donne la grâce nécessaire". Sa vie est désormais entièrement dédiée à la prière, à l’accompagnement spirituel et à la promotion des vocations.












