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300 “famissionnaires” à l’assaut du Limousin

FAMISSIO
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Emmanuel Rouxel - publié le 02/11/25
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Une vaste mission d’évangélisation s’est achevée fin octobre en Limousin à l’initiative de Famissio. Des familles de toute la France ont été accueillies une semaine sur place pour aller annoncer la Bonne Nouvelle en ville et dans les campagnes.

Cyriaque repartira de Limoges avec une cinquantaine de prénoms notés dans son téléphone. Autant de personnes pour lesquelles il priera dans les jours à venir. Des passants, des habitants, des jeunes, des touristes, des retraités isolés… rencontrés au cours de la semaine d’évangélisation organisée par Famissio fin octobre à Limoges. Le lycéen de 16 ans, originaire de région parisienne, a passé la moitié de ses vacances de la Toussaint à annoncer Jésus-Christ dans les rues de la capitale du Limousin vêtu de son reconnaissable t-shirt orange : "On abordait les gens en leur disant : “On a un grand trésor à vous donner !” Ils nous regardaient avec des yeux particuliers et on discutait !"

Chaque année, à la veille de la Toussaint, depuis 2018, Famissio - contraction de “familles” et “mission” - investit un ou plusieurs diocèses pour une semaine d‘évangélisation. Accueilli pour la première fois en Creuse (diocèse de Limoges), le mouvement est plus habitué aux missions en campagne. C’est pourtant à Limoges que des dizaines de “Famissionnaires” de tous âges ont posé leurs valises une semaine fin octobre (d’autres groupes étaient également dans les diocèses voisins de Corrèze et de Charente, ndlr). Chaque jour, deux heures le matin, trois l’après-midi, pendant que certains restent à prier, des petits groupes sillonnent la ville, mais également la campagne environnante pour frapper aux portes, aborder les passants ou faire une visite catéchétique de la cathédrale. 

Marqué par la solitude des gens

L’accueil des passants ou des habitants chez qui les missionnaires sonnent est généralement bon. "Bien sûr, il y a beaucoup de gens qui sont blessés par l’Église", reconnaît Violaine Vandier qui participe à sa troisième semaine avec Famissio. Blessées ou pas, ces personnes rencontrées sont majoritairement l’occasion de beaux échanges : "On arrive souvent en se disant “qu’est-ce que je fais là, je suis illégitime", mais finalement nous ne faisons que passer un message." Sa rencontre avec un professeur d’histoire, comme elle, l’a marquée : "Il avait une culture chrétienne, mais ne pratiquait pas. Les rares messes de Noël où il pouvait aller lui montraient une assemblée souvent triste. Je lui ai conseillé d’aller à Paray-le-Monial et d’aller voir le film Sacré-Cœur. Eh bien il l’a noté !"

Le mari de Violaine, qui a posé une semaine de vacances pour évangéliser, a été très marqué par la solitude de nombreuses personnes, y compris des jeunes : "Nous avons rencontré une vieille dame hostile à l’Église avec qui nous avons finalement parlé un quart d’heure, raconte avec émotion Benoît Vandier. À la fin, elle pleurait en nous disant que ça faisait bien longtemps qu’elle n’avait pas passé un quart d’heure à parler. Nous avons aussi rencontré pas mal d’étudiants seuls, dans des logements sous les toits." La rencontre avec une étudiante non chrétienne l’a également bouleversé : "On lui a demandé si on pouvait prier pour elle ; elle a accepté et demandé qu’on prie pour que sa vie change, parce qu’elle est terne. C’est touchant qu’une jeune de 25 ans dise ça…"

Quand on a beaucoup reçu, partir revitaliser les paroisses

En plus d’aller annoncer l’Évangile, les missionnaires viennent donner un coup de boost dans les paroisses qui les accueillent. Logés dans des familles, nourris par les paroissiens, ils sont déchargés de toute cette logistique pour se consacrer à leurs missions et aux activités ou veillées qu’ils organisent. "Dans notre ancienne paroisse sans familles, nous avions été marqués par le passage de scouts qui avaient apporté un peu de vie dans notre campagne, se souviennent Benoît et Violaine Vandier. En déménageant au nord de Paris nous sommes arrivés dans une paroisse très vivante : on peut passer de rien à tout dans le même pays." C'est ce qui les a poussés à s'engager, en famille, avec Famissio : "Quand on a beaucoup reçu on ne peut pas garder pour soi."

Un virus qu’a aussi attrapé Cyriaque. Outre les 50 prénoms notés dans son smartphone, le lycéen repart avec un seul regret : "C’est difficile quand la semaine s’arrête, parce qu’au bout d’une semaine c’est là qu’on a le plus de confiance, c’est justement là qu’on a envie de continuer la mission !"

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