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Alors que la Jamaïque s’apprête à affronter l’ouragan Mélissa, le plus puissant de son histoire, le GIEC a publié les plans climatiques élaborés par les pays du monde sur les émissions de gaz à effet de serre : "d’ici 2035", elles devraient diminuer d’environ seulement 10%, selon les calculs de l’ONU rendus publics ce 28 octobre. Une estimation qui inquiète mais qui reste très partielle à cause du retard d’une centaine de pays à publier leurs plans climatiques.
"Nous ne parviendrons pas à contenir le réchauffement climatique en dessous de 1,5 °C dans les prochaines années", a prévenu le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres. Selon le GIEC, les émissions doivent impérativement baisser de 60% d’ici 2035 pour avoir des chances de limiter le réchauffement à 1,5°C par rapport à la période préindustrielle. Mais le rapport de synthèse des engagements climatiques des pays à l’horizon 2035, publié à neuf jours du sommet de dirigeants du monde les 6 et 7 novembre au Brésil, montre bien que le monde prend une tout autre trajectoire.
Une image incomplète
Les pays membres de l’ONU ont déposé fin septembre leurs "plans nationaux" qui fixent les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour le pays en question et détaillent les moyens d’y parvenir. Mais plus d’une centaine de plans n’ont pas été remis à l’ONU. Ceux de l’UE ou de la Chine manquent notamment à l’appel, ce qui ne permet pas au GIEC d’estimer précisément les réductions d’émissions de gaz à effet de serre d’ici dix ans. Les données compilées représentent ainsi moins d’un tiers des émissions mondiales, selon le secrétaire exécutif de l’ONU Climat, Simon Stiell.
En incluant les lettres d’intention de l’Union européenne et de la Chine en la matière, "cette image plus large, bien qu’encore incomplète, montre que les émissions mondiales devraient baisser d’environ 10% d’ici 2035. L’humanité est clairement en train d’infléchir la courbe des émissions à la baisse pour la première fois, même si cela reste encore loin d’être suffisant", a rappelé Simon Stiell, avant d’enfoncer le clou : "La science est claire : les températures peuvent et doivent absolument être ramenées à 1,5 °C le plus rapidement possible après tout dépassement temporaire, en accélérant considérablement le rythme sur tous les fronts."










