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Une dernière place sur la Transat Café l’Or ? La réponse pleine d’humour de Fabrice Amedeo

4 min de lecture
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Crédit : Gauthier Lebec

Fabrice Amedeo.

La veille du départ de la Transat Café l’Or, Fabrice Amedeo, arrivé bon dernier au Vendée Globe 2025 au cours duquel il a vécu une expérience spirituelle, s’est livré avec humour le 25 octobre sur sa volonté de garder coûte que coûte cette place à l’arrivée de cette traversée de l’Atlantique.

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Il fait partie des 74 bateaux à avoir pris dimanche 26 octobre un départ tonitruant pour rallier la baie de Fort-de-France, en Martinique. Fabrice Amedeo, 46 ans, participe pour la 7e fois à la mythique Transat Jacques-Vabre, renommée Transat Café l’Or. Aux uns, ce marin originaire du Maine-et-Loire confie son "envie de bien faire", à bord de son Imoca, et de faire "marcher le bateau à son potentiel". C’est un compétiteur. Aux autres, il rappelle avec beaucoup d’autodérision sa dernière place lors de la dernière édition du Vendée Globe, performance qu’il se verrait bien réitérer, dans une vidéo humoristique, à l’occasion de cette incontournable traversée de l’Atlantique.

5 mars 2025, aux Sables-d’Olonne. Fabrice Amedeo a bouclé la veille son tour du monde en Imoca en 114 jours. Il est arrivé bon dernier en Vendée. La Fédération Française de la Loose (FFL), un média qui célèbre avec humour les perdants tricolores dans le monde du sport, saisit sa chance et grimpe à bord de son bateau. Le marin joue le jeu à fond. "On passe pas mal de temps dans la cabine quand on prend le temps de faire le tour du monde en 114 jours, s’amusait-il. Un endroit stratégique dans mon bateau ? Le pouf. J’ai maté pas mal de petits films. Il ne faut pas mettre trop de toiles. 400 m2 ça fait aller trop vite donc 55 m2 ça suffit largement." La vidéo fait un carton, plus de un million de vues sur Instagram.

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"Enormément de jaloux"

Six mois plus tard, un petit jour avant le départ de la Transat Café l’Or, la FFL remonte à bord de son bateau, fin prêt pour passer plusieurs journées en mer éprouvantes. Le titre de la vidéo ne laisse aucun doute sur l’ambiance de l’entretien : "Comment traverser l’Atlantique mais pas trop vite." "À l’arrivée du Vendée Globe, j’avais énormément de jaloux, parce que la FFL a fait marrer pas mal de monde, reconnaît-il. Beaucoup vont essayer d’être dernier à mon avis, donc grosse grosse guerre en vue sur la Transat Café L’Or." Le ton est donné. "Et c’est quoi la meilleure stratégie si tu veux assurer ta dernière place ?", le relance la FFL, entre deux rires. "À la différence du Vendée Globe, il y a la possibilité de s’arrêter pour réparer, ce qui est pas mal pour terminer dernier. Et puis sinon j’ai toujours ma botte secrète : tout schuss dans l’anticyclone. En fait, c’est un subtil équilibre à trouver entre pas trop de toile, pour ne pas aller trop vite, et en même temps montrer un peu les couleurs des partenaires qui m’ont fait confiance."

La vraie astuce de Fabrice Amedeo pour finir bon dernier à coup sûr ? "Sur mon bateau, j’ai des capteurs océanographiques. Du coup, plus je passe de temps en mer, plus je ramène d’infos. En plus d’être utiles à la science, ça alourdit bien le bateau et ça le ralentit. Donc c’est vraiment hyper vertueux."

Au-delà de sa capacité à se mettre en scène et d’avoir beaucoup d’autodérision, Fabrice Amedeo a vécu une expérience extraordinaire en mer au cours du Vendée Globe. Parti avec une statuette de Notre-Dame-de-Rocamadour et un bateau béni par le recteur du sanctuaire, ce dernier a beaucoup prié dans les moments de doute et de grosse mer. En apercevant une aurore boréale au-dessus de son voilier, et alors qu’il fait une « petite prière » en traversant le Pacifique, il a subitement "l’impression d’être enveloppé". "Je ressens un immense amour qui m’enveloppe et m’habite, je n’avais jamais ressenti cet amour de ma vie, a-t-il confié à Aleteia. J’ai eu la conviction absolue, que je n’étais pas seul et que j’étais protégé." Il s’est vite confié au recteur du sanctuaire de Rocamadour, dont les mots et les prières l’ont accompagné durant la fin de son périple. On comprend mieux, à la suite d’une telle expérience, à quel point le marin est capable de prendre ce recul, dans une vidéo humoristique, sur sa performance sportive.