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En Nouvelle-Calédonie, l’enseignement catholique face à des “décisions difficiles”

Ce sont près de 20% des élèves de l’archipel qui devraient être impactés prochainement par la suspension du service des cantines.

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Louis de La Houplière - publié le 27/10/25
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Faute de financements publics suffisants, le directeur diocésain de l’enseignement catholique en Nouvelle-Calédonie tire la sonnette d’alarme. Les cantines seront suspendues d’ici à la semaine prochaine, avec un non-renouvellement de contrats et un possible plan de licenciement.

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C’est un immense coup porté à l’enseignement catholique, dans un territoire français marqué par la violence et la pauvreté ces dernières années. En Nouvelle-Calédonie, le directeur diocésain de l’enseignement catholique fait part ce 27 octobre d’une situation qui "devient intenable" quant au niveau de la trésorerie de l’association. Dans sa déclaration, Manoël Van Aerschodt s’est inquiété du non-versement de subventions attendues, qui mettent en péril l’institution et ses 62 établissements répartis sur le territoire. "Une profonde incompréhension, mêlée d’une très forte indignation", dont les ressorts mettent en péril la pérennité de l’offre de cantine scolaire, notamment.

Ce sont près de 20% des élèves de l’archipel qui devraient être impactés prochainement par la suspension du service des cantines. Selon la direction diocésaine de l’enseignement catholique (DDEC), il manque 5,3 millions d’euros pour terminer l’année en raison "exclusivement du non-versement des contributions d’un grand nombre de partenaires publics". Et de préciser : "Il ne s’agit donc ni d’un besoin nouveau, ni d’une dérive de gestion, mais de la stricte conséquence de l’inaction des décideurs politiques depuis l’alerte lancée en février 2024 et réitérée en mars 2025".

La crainte d'un "plan de licenciement"

C’est donc un véritable coup d’arrêt pour le service des cantines, qui sert quelque 9.300 repas par jour, et qui sera suspendu la semaine prochaine. Autre conséquence : 32 contrats à durée déterminée ne seront pas renouvelés. Ce qui fait craindre "un plan de licenciement" pour le secteur, faute de "solution dans les jours à venir". "Ce plan pourrait concerner plusieurs centaines de personnels, dont dépend le fonctionnement quotidien des établissements. Si tel était le cas, les structures concernées ne pourraient plus rouvrir à la rentrée 2026." Le directeur diocésain a appelé à un "sursaut de responsabilité".

L’enseignement catholique tient un rôle majeur dans l’instruction en Nouvelle-Calédonie, dont certaines zones ne sont pas couvertes par des écoles publiques. L’Église, avec ses écoles et ses missionnaires, tente tant bien que mal d’aider au redressement de ce pays touché par d’importantes émeutes en mai 2024. Des associations, qui aident les plus démunis sur place, avaient alors été prises pour cibles. Certaines, comme Saint-Vincent-de-Paul, avaient tout perdu au cours de ces manifestations violentes.

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