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Une vingtaine d’églises profanées. Trois individus soupçonnés de multiples vols d’objets religieux, dans des églises des Landes et des Pyrénées-Atlantiques, sont jugés ce lundi 27 octobre par le tribunal correctionnel de Dax, pour "vols de biens dans des édifices affectés au culte accompagnés d’actes de dégradations". Les diocèses concernés se sont constitués parties civiles. Depuis le mois de mai, plus de 27 vols ont été recensés, selon le parquet, les tabernacles étant "systématiquement" forcés pour y voler les calices et les ciboires. Le diocèse d’Aire et Dax, dans un communiqué diffusé le 4 septembre, a fait état d’une "vingtaine d’églises profanées" et a donné pour consigne aux prêtres de dissimuler ces objets "dans un endroit sécurisé, comme la sacristie".
Trois jeunes suspects
Les trois suspects, âgés de 21, 27 et 32 ans et "inconnus de la justice pour des faits de vols", avaient été interpellés le 3 septembre dernier par les gendarmes de la compagnie de Dax "après la commission de nouveaux faits" et de "minutieuses investigations", avait déclaré dans un communiqué Benoît Fontaine, procureur de la République à Dax. "La perquisition du véhicule dans lequel ils se trouvaient au moment de leur interpellation avait ainsi permis la saisie de plusieurs objets religieux volés le jour même dans les Pyrénées-Atlantiques", avait-il ajouté.
820 vols en France en 2024
Selon des chiffres de la gendarmerie, 820 vols ont été constatés en 2024 dans des églises, chapelles ou basilique sur tout le territoire français, phénomène en hausse de 23,7% depuis 2022, et "récurrent", "au même titre que les cambriolages chez les particuliers". Les lieux de culte sont ciblés pour leur "absence de vidéoprotection". Les sculptures, tableaux, gravures ou autres objets en or, "non sécurisés une fois à l’intérieur", sont ensuite "revendus sur le marché noir, aux ferrailleurs ou lors de brocantes", indique cette même source.
Pas une semaine ne s’écoule sans que la presse locale ne relate des actes de profanation visant des sites cultuels. À Guingamp (Côtes-d’Armor), un nouvel incendie a endommagé, le 8 septembre, la statue de la Vierge dans la basilique Notre-Dame-de-Bon-Secours, en pleine messe de la Nativité ; c’est la troisième fois en dix ans que ce lieu est touché. À Paris, en juillet 2024, à Notre-Dame-du-Travail, des hosties ont été souillées par des tags et des formules violentes telles que « Jésus, brûle » ont été inscrites sur les murs de l’édifice.










