Quand la Providence fait son œuvre. C’est sur Twitter que Victoria rencontre, en 2023, son futur mari, Juanjo. Tombée par hasard sur son profil, elle décide de lui envoyer un message et lance la conversation. "Je sais que cela peut paraître fou, mais quand j'ai découvert sa façon de penser, cela m'a beaucoup plu". Petit problème…763 km les séparent. Victoria vit à Tampico, Juanjo à Guadalajara. Cela ne les empêche pas d’échanger et de commencer à s’appeler par vidéo. Ils se rendent alors compte qu’ils ont de nombreux points communs et commencent à prier le Rosaire ensemble. "Trois mois avant notre rencontre, je me suis consacrée à la Vierge Marie. Je me souviens avoir demandé une sainte relation amoureuse et de rencontrer un garçon avec qui je serais en accord sur l'essentiel. Notre Dame m'a écoutée : nous avions la même manière de prier" confie la jeune créatrice.

Dès leur première rencontre, Victoria et Juanjo entament une histoire d’amour. “Je me suis sentie aimée, protégée et respectée. Dès le début, les choses étaient claires : le but de notre relation était le cheminement vers le mariage.” Deux ans plus tard, Juanjo demande la main de Victoria. “Une union bénie par Dieu” raconte la jeune mexicaine à la rédaction espagnole d’Aleteia. Le signe le plus marquant a lieu le jour de la Saint-Joseph-Artisan, lorsque Juanjo décroche un emploi qui lui permet de faire vivre leur foyer.
Une robe conçue dans la prière
Victoria cherche à donner un sens encore plus profond à son engagement. Passionnée d’artisanat depuis l’enfance et diplômée en design et en arts visuels, elle imprime sa touche unique à son mariage et décide de confectionner elle-même sa robe. "Je voulais une robe modeste, qui reflète la vertu de pureté. Aujourd’hui, il est difficile de trouver des modèles respectant le sens du sacrement. J’ai donc choisi de la réaliser moi-même." Pour imaginer le design, Victoria fréquente plusieurs boutiques, essaie différents styles, puis esquisse elle-même le modèle. Elle prend ses mesures, élabore le patron, coupe le tissu. Ensuite, elle assemble, coud et repasse chaque pièce, un travail minutieux mené de bout en bout, en totale autonomie.

Ce processus, exigeant et long, s’inscrit dans une période particulière pour la future mariée. Tandis qu’elle prépare son mariage, Victoria vient de s’installer à Guadalajara. Elle doit s’adapter à une nouvelle routine, gérer l’isolement, organiser le mariage et affronter la pression, à l’approche de la date de la cérémonie. Pour traverser cette épreuve, elle s’en remet à Dieu et à la Vierge Marie. Tout en cousant, elle prie le Rosaire ou écoute des témoignages de Foi, parfois en silence, habitée par la conviction que Dieu lui parle à travers son ouvrage. À l’approche du grand jour, Victoria peaufine sa création : manches bouffantes, dentelle, tulle plissé. "J’ai réussi à concevoir une robe qui exprime la modestie, le respect dû au sacrement, la soumission à Dieu et à mon mari." souligne-t-elle.
Une expérience inoubliable
En août 2025, le couple mexicain se marie. Victoria remonte l’allée de l’église, vêtue de la robe qu’elle a elle-même façonnée. Sa création mêle le tissu et la dentelle à la nostalgie de sa ville natale, mais incarne aussi une joie profonde : celle de recevoir le sacrement auprès de ses proches et devant Dieu. "Sans sa grâce, je n’aurais jamais pu achever ma robe " confie-t-elle. Son mari, admiratif, lui répète combien il est fier. Famille et amis partagent leur joie. Pour Victoria et Juanjo, ce jour marque une expérience inoubliable. Désormais unis, ils avancent ensemble pour accomplir le dessein divin. "Le mariage, c’est une vocation particulière : vivre la sainteté ensemble, garder les yeux tournés vers le ciel."


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