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Le sauvetage héroïque de quatre marins au cœur de la tempête Benjamin

Un bateau de pêcheur rentre au port de Plobannalec-Lesconil, alors que la tempête Benjamin fait rage en mer, le 22 octobre.

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Louis de La Houplière - publié le 24/10/25
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Les membres d’équipage d’un petit bateau de pêche normand, pris dans la tempête Benjamin dans la nuit du 22 au 23 octobre, ont été secourus par les sauveteurs en mer, après plusieurs heures de dérive et de remorquage infructueux.

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C’est une nuit que ces quelques marins-pêcheurs ne sont pas prêts d’oublier. L’ensemble du littoral français n’a pas été épargné par la tempête Benjamin, qui s’est abattue sur l’Hexagone dans la nuit du 22 au 23 octobre. En mer, la situation était plus qu’alarmante pour le petit équipage du Perle d’albâtre, qui naviguait comme à son habitude au large de Ouistreham, le long des côtes normandes. Les éléments se sont vite dégradés, entraînant, après plusieurs heures de remorquage infructueux, la nécessité d’hélitreuiller les quatre marins. Une action menée avec sang-froid de la part des sauveteurs en mer (SNSM), particulièrement vigilants cette nuit de tempête.

"Ça bouge dans tous les sens. Une petite tempête qui s’annonce", prévient le capitaine du Perle d’albâtre, un petit bateau de pêche normand, dans une vidéo prise avec son téléphone. La nuit est d’un noir d’encre. Les vagues avalent par intermittence le pont du bateau. Il est autour de 22h lorsqu’une panne de moteur cloue le bateau sur place, alors que l’équipage s’apprêtait à rentrer au port. Rapidement, l’embarcation se met à dériver vers le nord-est. Il faut faire vite. Les secours sont prévenus. "On va être remorqué normalement, pour sortir de ce merdier. Parce que ça devient compliqué, voire intenable." Après plusieurs heures à la dérive, un bateau du même type, détourné, s’apprête à le tirer d’affaire.

Hélitreuillage

Mais la tempête durcit subitement. Les rafales de vent avoisinent les 140 km/h. Les murs d’eau empêchent une bonne progression de la manœuvre de remorquage. "La mer nous a soulevés et nos deux bateaux se sont télescopés", raconte le capitaine à TF1. Bilan : deux chocs particulièrement brutaux qui occasionnent une brèche sur l’étrave du navire, au-dessus de la ligne de flottaison. Le navire vacille. "On se prépare à se jeter à l’eau, explique le patron du Perle d’albâtre. On met nos téléphones et nos papiers dans des sacs plastiques pour les protéger au mieux. On était prêts." Cette fois, plus question pour la SNSM d’assister à la scène depuis les côtes. Un plan de secours inédit se monte rapidement.

"Des conditions comme celles-ci, on n’en a pas tous les jours, avec ces déferlantes, témoigne un membre de la SNSM à TF1. On a décidé de faire évacuer l’équipage." Exit le remorquage. Un ferry est détourné à son tour pour créer un mur de protection face aux vagues et au vent. Les images sont impressionnantes. Un hélicoptère arrive à son tour sur zone pour procéder à l’hélitreuillage des marins, qui se déroule sans encombre. Après 12h d’intervention et d’incertitudes pour l’équipage, tout le monde arrive à bon port, sur la terre ferme. "Dans toute ma carrière, c’est certainement la fois où j’ai eu le plus peur, avoue un pêcheur secouru, encore sous le choc. Mais bon, on y retournera. On est mordu, c’est comme ça."

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