Rodrigo Paz, 58 ans, a battu le 19 octobre son rival de droite Jorge "Tuto" Quiroga en remportant 54,5% des voix la présidentielle en Bolivie, selon les résultats préliminaires du Tribunal électoral suprême (TSE). Promettant de tourner la page de 20 ans de gouvernements socialistes sans brusquer personne, il n’a pas hésité à remercier Dieu dans son premier discours de président élu.
Crédité de 54,6% des voix, Rodrigo Paz, 58 ans, a été élu président de la Bolivie ce 19 octobre, selon les résultats préliminaires du Tribunal électoral suprême (TSE). Ce centriste de droite accède au pouvoir dans un pays qui, sous Evo Morales (2006-2019), a poussé très loin le virage à gauche : nationalisation des ressources énergétiques, rupture avec Washington, alliances avec le Venezuela d'Hugo Chavez, Cuba, la Chine, la Russie ou encore l'Iran.
Fils de l'ancien président bolivien Jaime Paz Zamora, leader historique du Mouvement de gauche révolutionnaire (MIR), aujourd'hui disparu, il succédera le 8 novembre à l'impopulaire Luis Arce, qui a renoncé à se représenter et quittera le pouvoir au terme d'un mandat de cinq ans marqué par la pire crise économique que le pays ait connue en 40 ans.
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Dieu, la famille et la patrie au centre du premier discours
Catholique, il n’a pas hésité à remercier le Seigneur dans son premier discours en tant que président élu, le soir du 19 octobre. "Je veux remercier notre Dieu (...) parce qu'il est un Dieu béni qui nous donne aussi l'audace de prendre des décisions qui affectent le pays, qui conduisent à des moments comme ceux-ci", a-t-il déclaré, avec un petit bracelet chapelet sur le poignet. Et d’ajouter : "Dieu, la famille et la patrie sont le fondement de notre vision concernant notre engagement envers toute la Bolivie, envers tous les Boliviens."
Ce modéré au ton populiste, qui se présente comme un homme de consensus, a également appelé à la fin de "la sale guerre en Bolivie". Rappelant qu'il avait proposé cela dès le premier tour, Paz Pereira a affirmé qu'"aujourd'hui, depuis la victoire, nous tendons la main pour gouverner avec tous les hommes et toutes les femmes qui aiment le pays". Sénateur de Tarija, berceau de sa famille dans le sud du pays, il affirme avoir parcouru le pays en long et en large ces cinq dernières années. "Je ne suis pas un candidat de six mois", a-t-il insisté pendant la campagne.
Dans un communiqué intitulé "Nouvelle étape pour la Bolivie", la Conférence épiscopale bolivienne (CEB) a souligné que les "défis du pays sont grands et nous sommes convaincus que le gouvernement nouvellement élu saura les relever, en donnant la priorité au bien-être de tous les Boliviens". Parmi ces défis, les évêques boliviens ont cité : "prendre soin des familles qui vivent dans la pauvreté, améliorer l'accès aux soins de santé et aux médicaments, à l'éducation, accorder une attention préférentielle aux secteurs les plus vulnérables, ainsi qu'à l'approvisionnement en carburant et à la relance économique". "Nous confions le présent et l'avenir de notre chère Bolivie à la protection de Dieu, Seigneur de la vie et de l'histoire, et à l'intercession de notre Mère, la Vierge Marie. Nous demandons à notre Créateur de bénir notre patrie et nos autorités élues, et d'inspirer tous les Boliviens à œuvrer ensemble pour la justice, la réconciliation et le progrès de la nation", ont conclu les évêques.




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