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L’Iran réaffirme sa liberté dans le développement de son programme nucléaire

Une immense banderole représentant des images symboliques de l’installation d’enrichissement nucléaire de Natanz, de scientifiques nucléaires iraniens tués lors des frappes israéliennes pendant la guerre de douze jours, et portant en persan l’inscription « La science, c’est le pouvoir », est suspendue à un bâtiment gouvernemental dans le centre-ville de Téhéran, en Iran, le 28 août 2025.

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La rédaction d'Aleteia - publié le 19/10/25
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La République Islamique d'Iran a annoncé samedi 18 octobre ne plus être tenue par les limitations prévues dans l’accord nucléaire international signé il y a dix ans. L’expiration du pacte sur le nucléaire survient dans un contexte de tensions régionales et de sanctions rétablies par l’ONU.

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L'accord sur le programme nucléaire iranien est arrivé à son terme samedi 18 octobre. Les autorités iraniennes ont notamment annoncé samedi matin ne plus être tenues par des "restrictions" concernant le programme nucléaire de l'Iran. "Toutes les dispositions (de l’accord), y compris les restrictions prévues pour le programme nucléaire iranien et les mécanismes connexes, sont considérées terminées", a ainsi écrit le ministre de la diplomatie iranien.

Signé en 2015 par l’Iran, la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, les États-Unis, la Russie et la Chine, cet accord, connu sous le nom de JCPOA (Joint comprehensive plan of action), était destiné à réguler et encadrer le programme de développement nucléaire de la République islamique d'Iran. Il plafonnait l’enrichissement d’uranium à 3,67 % et prévoyait une supervision des activités nucléaires par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). En échange du respect de ces conditions, destinées à empêcher l'Iran de se procurer l'arme atomique, le pays bénéficiait de la levée des sanctions économiques, imposées depuis de nombreuses années par l’ONU.

Mais celles-ci ont en réalité été rétablies par les Nations Unies dès la fin du mois de septembre, rendant donc l'accord nul et non avenu. Plusieurs pays, parmi lesquels la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne, ont en effet accusé Téhéran de non-conformité à ses engagements nucléaires. Les trois pays pointaient entre autres l'accumulation d'un stock total d'uranium enrichi plus de 40 fois supérieur à la limite fixée par le JCPOA. Ces sanctions incluent notamment un embargo sur les armes, des restrictions sur les exportations de biens sensibles et des gels d'avoirs. Le 29 septembre, l'Union européenne a également réintroduit ses propres sanctions, notamment des interdictions de voyage et des restrictions financières.

Guerre des douze jours

En juin 2025, la guerre dite "des douze jours" avait contribué à dégrader encore un peu plus une situation diplomatique déjà très altérée. Une offensive massive d'Israël avait entraîné des frappes sur des installations nucléaires iraniennes, endommageant gravement le programme nucléaire de Téhéran. La situation demeure tendue, avec des perspectives de négociations incertaines. Les États-Unis, sous la présidence de Donald Trump, ont exprimé leur ouverture à un nouvel accord avec Téhéran, bien que la confiance mutuelle reste fragile.

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