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Sorti en salles le 1er octobre, Sacré-Cœur, le dernier film de Sabrina et Steven J. Gunnell, ne laisse personne indifférent. Ce long-métrage, centré sur la dévotion au Cœur de Jésus et les pèlerinages à Paray-le-Monial, touche profondément les spectateurs. Beaucoup témoignent d’une foi renouvelée, d’un désir de conversion ou simplement d’une paix retrouvée. Témoignages.
"Il y a de la joie, cela donne envie d’y aller", constate une dame âgée au sujet de Paray-le Monial, en sortant de la salle d’un cinéma en Vendée. "On ressort en paix d’avoir vu du beau", ajoute Hervé. Il se reconnaît parfaitement dans le témoignage de ce père de famille qui pense que les vacances "ne sont pas faites pour s’embêter" et qu’il préfère "être sur son bateau", confesse-t-il en souriant. Mais il avoue que ce film lui donne quand même envie d’aller vivre une retraite à Paray-le-Monial cet été. Cette joie communicative de la louange touche autant qu’elle interroge certains. "Cela peut décontenancer ceux qui ne ressentent rien", regrette Véronique. Si elle n’a pas particulièrement apprécié "la grande cérémonie de Paray", elle a "aimé les visitandines de Nantes et leur petit scapulaire [qu’elle a] bien envie de [se] procurer". Même son de cloche pour Fabienne, à la fois touchée et nuancée : "Les témoignages sont forts. Et du coup tout le monde baigne dans la joie, l'amour, l'illumination, bon. Et si ta foi est toute simple, sans sensation ou rencontre extraordinaire avec le Christ, tu te sens un petit peu perdue. Mais en même temps, des prêtres remarquables, des témoignages bouleversants, beaucoup de foi et d'engagement".
Une foi renforcée
"Touché" est le mot qui ressort le plus souvent de la bouche des personnes interrogées, preuve que ce film atteint son objectif, celui d’embraser les cœurs. Théo, ce jeune catéchumène de 20 ans en est ressorti "renforcé dans [sa] foi" avec "l’envie d’en parler à tout le monde autour de [lui]". Une foi vivifiée et une envie d’approfondir la dévotion au Sacré-Cœur : "Pour moi, ce n’était qu’un truc un peu vieillot en velours chez mes grands-parents", se rappelle Isabelle qui depuis, a accroché des Sauvegardes au-dessus des lits de toute la famille. Raphaëlle aussi, qui y allait "à reculons, avec des a priori négatifs, mais dans une démarche militante", est ressortie "bouleversée" et a commandé des Sauvegardes dès le lendemain au couvent de Nantes. Louise ne connaissait pas bien cette dévotion et souligne que "désormais, le Sacré-Cœur va rentrer dans [ses] pratiques spirituelles".
Pour Anousia, arrivée enfant en France pour fuir le communisme, ce film résonne "comme une piqûre de rappel", témoigne-t-elle. "Chez nous en Pologne, aux pires heures de persécution communiste, mes grands-parents avaient une image du Sacré-Cœur de Jésus qu'ils installaient toujours en premier, dans les lieux où ils arrivaient après avoir été chassés de chez eux. Ma grand-mère me disait que le Cœur Sacré de Jésus les avait maintes fois protégés de situations très difficiles, et que grâce à lui les grands-parents et tous leurs enfants ont survécu". Anousia a épousé un Français et tous deux se sont consacrés au Sacré-Cœur le jour de leur mariage. "Je réalise que le film m'explique mieux cette prière avec ce cœur de Jésus à nu qui se donne entièrement par Amour". Un amour qui se donne sur l’autel lors de la messe. Paul ne communie plus de la même façon depuis ce film : "Depuis cette très belle évocation du Sacré-Cœur, au moment de l’élévation et de la communion, je vois, en esprit, dans cette hostie le Sacré-Cœur et dans le calice, le sang versé pour nous. Au moment de communier, je ressens plus fort ce cœur à cœur. L’hostie blanche et ronde a pris pour moi une forme de cœur".
Pratique










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