CAMPAGNE DE NOËL 2025
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L’histoire, relativement simple, se place dans le contexte des ouvriers saisonniers employés pour les vendanges à la journée. Un maître embaucha à cet effet, dès la première heure, des ouvriers en leur précisant leur salaire de la journée : un denier, soit une pièce d’argent, mentionne la Bible. Un peu plus tard dans la journée, le maître décide d’employer d’autres journaliers qui restaient à ne rien faire sur la place publique, et ce régulièrement jusqu’à cinq heures de l’après-midi, jusqu’à "la onzième heure". Puis, vint le soir et l’heure de la distribution du salaire…
Une étonnante répartition
Ce qui n’aurait pu être qu’un récit banal devint cependant singulier à la tombée de la nuit lorsqu‘intervint la rémunération des vendangeurs, selon les règles précédemment édictées par le propriétaire de la vigne lui-même ; ce dernier retint alors, en effet, une bien curieuse rémunération ! Ecoutons Matthieu : "Appelle les ouvriers et distribue le salaire, en commençant par les derniers pour finir par les premiers. Ceux qui avaient commencé à cinq heures s’avancèrent et reçurent chacun une pièce d’un denier" (Mt 20, 8-9). Les premiers ayant travaillé depuis le matin, donc bien plus, pensaient alors obtenir un plus grand salaire. Or, il n’en fut rien et chacun d’eux reçut la même pièce d’un denier ! Face à leur mécontentement, le maître leur fit cette réponse des plus surprenantes : "Mon ami, je ne suis pas injuste envers toi. N’as-tu pas été d’accord avec moi pour un denier ? Prends ce qui te revient, et va-t’en. Je veux donner au dernier venu autant qu’à toi : n’ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mes biens ? Ou alors ton regard est-il mauvais parce que moi, je suis bon ?" (Mt 20, 13-15). Une scène que l’on imagine haute en couleur, et qu’a parfaitement dépeinte l’artiste du siècle d’or néerlandais, Jacob de Wet, au XVIIe siècle.
La générosité divine sans limites
Cette parabole de Jésus se conclut par ces célèbres paroles passées à la postérité, et que chacun de nous a déjà entendues : "C’est ainsi que les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers". Sollicitant de la part du croyant une conversion du cœur, Jésus par cette parabole nous invite à dépasser les cadres arithmétiques de nos vies et leurs contingences étroites. Une conversion parfaitement saisie par le célèbre peintre Rembrandt sur une toile de 1637 et représentant l’instant même où le maître porte la main sur son cœur afin de justifier son geste devant les ouvriers mécontents. Le fameux clair-obscur du grand maître de l’Ecole hollandaise du XVIIe siècle illustre idéalement ce contraste entre la lumière divine parvenant de la fenêtre et éclairant la générosité du patron en opposition avec les sombres calculs des ouvriers s’estimant lésés.
De manière plus générale, cette parabole "des ouvriers de la onzième heure" peut également s’interpréter à la lumière des rapports souvent conflictuels aux premiers temps du christianisme entre les Juifs d’origine s’estimant plus dignes et les païens de la dernière heure nouvellement convertis.



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