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Le retour en grâce des pèlerinages régionaux

3 min de lecture
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Crédit : Feiz e Breizh

Le pèlerinage Feiz e Breizh rassemblera pour sa septième édition 2.000 pèlerins.

Feiz e Breizh en Bretagne, Nosto Fe pour la Provence, Dex Aïe pour les Normands, Arrebastir en Gascogne, … Les pèlerinages régionaux fleurissent un peu partout en France. En quête de leurs racines culturelles et religieuses, les pèlerins sont de plus en plus nombreux.

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Entre bérets gascons et cantiques bretons, les pèlerinages régionaux connaissent un véritable renouveau. Partout en France, jeunes et moins jeunes (re)découvrent la foi à travers la culture de leurs aïeux. Les 18 et 19 octobre se tient ainsi la première édition du pèlerinage Arrebastir, entre Montaut et Lourdes. 500 pèlerins se donnent rendez-vous pour deux jours de marche et de prière sur le thème "sentourèrs de Esperanco" ("pèlerins d’espérance"), à l’occasion de l’année jubilaire. Chants gascons, port du béret, danses traditionnelles, … Objectif : mettre en lumière une culture aujourd’hui oubliée. Pour Pierre-Emmanuel, vice-président de l’association, le projet vise également à "évangéliser et aller chercher ceux qui ne connaissent pas Dieu par leur histoire et leur culture".

Cette initiative récente s’inscrit dans la dynamique d’autres pèlerinages régionaux. "L’idée d’un pèlerinage provençal a germé lors des années covid. Durant cette période, le pèlerinage de Chartres s’est démultiplié localement", explique à Aleteia Jean Rivière, jeune organisateur du Nosto Fe, un pèlerinage en Provence dont la deuxième édition s’est tenue les 4 et 5 octobre. En Normandie le même week-end, près de 600 pèlerins se sont élancés cette année sur les terres de Guillaume le Conquérant, depuis Saint-James jusqu’au Mont-Saint-Michel. Au programme : costumes vikings, cantiques normands, bannières… Tout est conçu pour honorer les racines chrétiennes de la Normandie. Pour le président de l’association Jean-Eudes Argouarc’h, le projet répond à un réel désir : "Les gens viennent pour rencontrer Dieu. La culture régionale est un levier pour toucher les croyants et non croyants".

NOSTO-FE
La deuxième édition du pèlerinage provençal "Nosto Fe" s'est tenue les 4 et 5 octobre 2025.

Un succès grandissant

Ces pèlerinages aux quatre coins de l’Hexagone attirent de plus en plus. En 2024, ils étaient 2.000 à s’inscrire au Nosto Fe. Cette année, plus de 2.500 pèlerins ont marché les 4 et 5 octobre de Cotignac à Saint-Maximin-la-Sainte-Baume. "La quête de repères et de spiritualité" est ce qui attire la jeunesse constate Jean Rivière. Au Feiz e Breizh, ils étaient 700 pèlerins lors de la première édition en 2017 contre 2.000 en septembre dernier. Le pèlerinage a clôturé l’année jubilaire du 400e anniversaire des apparitions de sainte Anne, patronne de la Bretagne, survenues entre 1623 et 1625 à un paysan breton. L’occasion pour les pèlerins de renouer avec la foi de leurs anciens et de réaffirmer leur enracinement breton et chrétien. "Entre les danses à la sortie de la messe, les chapelets récités en breton et les costumes, les gens montrent leur attachement à leur région", raconte Alix.

Eugénie ne pensait pas que le pèlerinage Nosto Fe allait attirer autant. "Voir la colonne de pèlerins s’étirer était très émouvant" assure-t-elle. Clarisse, photographe pour le pèlerinage provençal, est d’abord venue pour l’aspect culturel. Mais elle confie : "je le referai c’est sûr. Je suis en quête spirituelle". Béret sur la tête, sac sur le dos, ces pèlerins ne marchent pas par simple tradition : ils marchent pour une rencontre. Celle du Christ, souvent inattendue, sur les sentiers de leur propre culture.