Si en règle générale, la royauté avait tendance à mépriser la classe paysanne, pour sainte Hedwige, duchesse de Silésie, en Pologne, il en était autrement. Femme pieuse du XIIIe siècle et épouse du duc de Basse-Silésie, Henri le Barbu, elle cherchait au contraire à se rapprocher des pauvres, renonçant à tous les avantages qu'elle possédait.
Avec son mari, elle encourageait la fondation des monastères dans le royaume et était si modeste qu'elle parvenait, d'une manière inouïe, à ignorer les modes que son rang lui imposait, n'hésitant pas à porter des vêtements usagés et de vieilles chaussures. Elle voulait ainsi ressembler aux plus démunis. "Ils sont nos maîtres", disait-elle. À la mort de son époux, elle s’est installée dans un monastère cistercien à Trebnitz en Pologne dirigé par sa fille Gertrude qui était abbesse cistercienne. Elle y a mené une vie simple dans l'humilité, en exprimant toujours un désir d’être comptée parmi les plus pauvres.
L'exemple de sainte Hedwige
Dans les Vies des saints de Butler, le père Butler raconte une histoire à propos d'elle donnant son habit aux pauvres. Par esprit de pauvreté et d'humilité sincères, elle ne portait jamais autre chose qu'un vieil habit usé et élimé. Une religieuse lui dit un jour : "Pourquoi portes-tu ces haillons ? On devrait plutôt les donner aux pauvres." La sainte répondit humblement : "Si cet habit te choque, je suis prête à me corriger." Elle le déposa aussitôt et en prit un autre, même si elle ne voulait pas en avoir un neuf.
Décédée le 15 octobre 1243, elle est fêtée le 16 octobre. Sainte Hedwige reste un puissant exemple de membre de la classe dirigeante qui considérait les pauvres comme ses amis et désirait leur ressembler en toutes choses.










