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L’autel de la basilique Saint-Pierre profané

3 min de lecture
BALDAQUIN-ROME-BERNIN

Crédit : © Fabbrica di San Pietro in Vaticano Foto Mallio Falcioni

Le baldaquin du Bernin, dans la basilique Saint-Pierre de Rome, abrite l'autel de la Confession.

Un homme a été interpellé le 10 octobre après avoir profané l’autel de la Confession de la basilique Saint-Pierre de Rome. Filmé en train d'uriner sur l'autel, pantalon baissé, il a rapidement été arrêté par des gendarmes en civil. Une messe de réparation est célébrée lundi 13 octobre à 12h45.

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L'obscénité de l'acte, autant que la désinvolture avec laquelle il a été réalisé, a choqué de nombreuses personnes. Vendredi 10 octobre, un homme a été interpellé alors qu'il était en train d'uriner sur l'autel de la basilique Saint-Pierre de Rome. Après avoir franchi les barrières de sécurité, sous les yeux des fidèles et des touristes présents, l'homme a été vu baissant son pantalon avant de profaner l'autel situé sous le baldaquin. Abondamment relayée sur les réseaux sociaux, la scène a suscité l'effroi et l'indignation. Le pape Léon XIV lui-même, informé de la situation, a fait part de sa consternation.

La basilique Saint-Pierre est régulièrement la cible de profanations. En février 2025, un individu était monté sur l’autel avant de renverser six candélabres précieux datant du XIXe siècle. En juin dernier, un homme s'était également déshabillé et était monté sur l'autel de la Confession, affichant dans son dos l'inscription "Save the children of Ukraine" (Sauvez les enfants d'Ukraine). Deux jours plus tard une liturgie pénitentielle avait été célébrée. En 2019, un homme armé d’un couteau avait menacé des personnes présentes dans la basilique vaticane avant d’être interpellé par la Gendarmerie vaticane.

Réparation

Un rite de réparation sera célébré à l’autel central de la basilique Saint-Pierre. Cette célébration est confiée à l'archiprêtre de la basilique, actuellement le cardinal Mauro Gambetti, qui agit en tant que vicaire du pape. Un responsable de la basilique a confirmé à I.MEDIA que ce dernier présiderait bien un rite pénitentiel à l’autel de la Confession ce lundi 13 octobre à 12 h 45.

Selon le code de droit canonique de 1983, "les lieux sacrés sont profanés par des actions gravement injurieuses qui y sont commises au scandale des fidèles et qui, au jugement de l’Ordinaire du lieu, sont si graves et contraires à la sainteté du lieu qu’il ne soit pas permis d’y célébrer le culte tant que l’injure n’a pas été réparée par le rite pénitentiel prévu par les livres liturgiques (cf. canon 1211). Une messe a alors lieu sur l'autel de l'église où a eu lieu la profanation, généralement présidée par l’évêque du diocèse, car la présence de l'évêque symbolise que la profanation touche bien toute l’Église diocésaine et non la seule communauté locale. La messe de réparation suit un rituel particulier propre à la situation. C'est uniquement une fois celle-ci célébrée que l'Eucharistie peut de nouveau être célébrée.