separateurCreated with Sketch.

Charlie Dalin : son Vendée Globe face au cancer

Dernier vainqueur du Vendée Globe en janvier 2025, Charlie Dalin a annoncé avoir remporté l'épreuve avec une tumeur dans le ventre.

whatsappfacebooktwitter-xemailnative
Louis de La Houplière - publié le 08/10/25
whatsappfacebooktwitter-xemailnative
Charlie Dalin, le vainqueur du dernier Vendée Globe qui avait remporté haut la main ce tour du monde incontournable en janvier, a révélé avoir passé la ligne d’arrivée avec une grosse tumeur dans le ventre, le 8 octobre.

"J’ai fait ce Vendée Globe avec une tumeur de la taille d’un pamplemousse dans le ventre. Ça a été une difficulté supplémentaire." L’annonce tombe, raide, devant la caméra de France TV. Le marin laisse échapper un petit rire nerveux. Charlie Dalin, dernier vainqueur du Vendée Globe, arrivé en janvier dernier aux Sables-d’Olonne avec un nouveau record du tour du monde en Imoca à la clé, vient de révéler à France TV le 8 octobre ce qu’il a gardé depuis deux ans avec ses proches… et dans un livre, La Force du destin (Gallimard), qui paraît ce jeudi 9 octobre.

C’est en 2023, cinq petits jours avant le départ de la Transat Jacques Vabre au Havre, qu’il découvre son cancer à l’estomac. Il prend tout de même le départ, "pour des histoires de qualifications au Vendée Globe", et rentre au port immédiatement passée la ligne. Sa course s’arrête au Havre, sans qu’il sache de quel type de tumeur il s’agit. Quelques semaines plus tard, on lui annonce que le mal dont il est atteint s’appelle un gastro-intestinal stroma tumeur (GIST) et qu’un médicament existe pour la faire réduire, une immunothérapie. Un traitement jugé "compatible" avec le Vendée Globe. Les médecins l’autorisent à faire le mythique tour du monde en solitaire, en prenant un comprimé par 24h.

Une double victoire

"À ce moment-là, je me dis que même faire une mauvaise place, ce n’est pas grave", avoue-t-il à France TV. "Il y a pire dans la vie que de rater une compétition sportive. Ça me permet de partir assez détaché des enjeux. J’ai eu des douleurs, quelquefois, mais j’ai réussi à faire la course sans trop être pris mentalement par cette tumeur. Il a fallu malgré tout que j’adapte ma façon de naviguer à cette nouvelle condition. Ma priorité c’était vraiment d’aller m’allonger et de me reposer dès que je pouvais. Le Macif est un bateau que l’on a conçu pour optimiser le repos. J’ai pu garder de l’énergie jusqu’à l’arrivée."

Le 14 janvier 2025, à son arrivée aux Sables-d’Olonne après 64 jours de course, il bat le record de 10 jours sur l’épreuve. Un exploit qui serait jugé monumental pour tout marin en bonne condition physique. L’aventure de Charlie Dalin, qui porte sa tumeur, devient indescriptible, tant elle surpasse la simple prouesse sportive. "C’était une double victoire, sur la course et sur la maladie, chose que le public ne pouvait pas savoir, mais cela l’a rendu d’autant plus belle et d’autant plus émouvante pour moi", savoure-t-il devant la caméra. "Cette arrivée est un des plus beaux jours de ma vie."

Un mois après son arrivée, le navigateur doit se faire opérer. Sa tumeur a grossi. Il reste trois semaines à hôpital au lieu d’une. Une épreuve qu’il a traversée avec ses proches. "Après l’arrivée, j’ai hésité à tout dévoiler le jour même de la conférence de presse. Mais j’avais envie de profiter de cette victoire, pour que la lumière ne soit pas portée sur autre chose. Ça me fait du bien de dévoiler tout ça aujourd’hui. Si cela peut aider même dix personnes à mieux vivre leur maladie, j’aurais tout gagné."

Vous avez aimé cet article et souhaitez en savoir plus ?

Recevez Aleteia chaque jour dans votre boite e−mail, c’est gratuit !

Vous aimez le contenu de Aleteia ?

Aidez-nous à couvrir les frais de production des articles que vous lisez, et soutenez la mission d’Aleteia !

Grâce à la déduction fiscale, vous pouvez soutenir le premier site internet catholique au monde tout en réduisant vos impôts. Profitez-en !

(avec déduction fiscale)