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Le ministère ne changera pas les noms des vacances de Noël et de la Toussaint

3 min de lecture
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Crédit : Jean-Michel Delage / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

L’heure de la rentrée a sonné ce 1er septembre pour des millions d’élèves.

Un amendement visant à modifier l’appellation des vacances scolaires de Noël et de la Toussaint a été voté mercredi 1er octobre lors d'une réunion plénière du Conseil supérieur de l’éducation (CSE). Le ministère de l’Éducation nationale a publié un communiqué précisant que l’amendement n’avait pas été retenu.

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Un geste d’apaisement au regard des tensions qui agitent actuellement la sphère éducative ? Alors que des crispations ont émergé fin septembre après les propos du nouveau Secrétaire général de l’Enseignement catholique, Guillaume Prévost, défendant la possibilité pour les enseignants de prier avec leurs élèves en classe, une nouvelle polémique a enflé après la proposition du syndicat majoritaire des enseignants du primaire, le Snuipp-FSU, de rebaptiser les vacances scolaires de Noël et de la Toussaint qui n’ont pas, selon lui, "leur place sur le calendrier de l’école républicaine".

Le Conseil supérieur de l’éducation (CSE), instance consultative placée sous la présidence du ministre chargé de l’Éducation nationale, examinait ce mercredi le projet d’arrêté fixant le calendrier scolaire de l’année 2026-2027. À cette occasion, le Snuipp-FSU a proposé de modifier les noms "Toussaint" et "Noël", par "respect de la laïcité", et de les remplacer par vacances "d’automne" et de "fin d’année". Les vacances de Pâques ne sont pas concernées puisque depuis 1974 elles sont appelées "vacances de printemps". Mercredi, le vote a enregistré 44 voix "pour" et 7 voix "contre".

Une pétition a été lancée dans la foulée par le syndicat étudiant UNI soulignant que "la Toussaint, Noël, Pâques sont des fêtes chrétiennes qui font partie intégrante de l’Histoire de France" et que "vouloir les faire disparaître, c’est à nouveau priver de repères notre jeunesse". Ce vendredi après-midi, le ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau a publié sur X : "Noël et la Toussaint ne sont pas seulement des congés : ce sont des repères inscrits profondément dans l’histoire de la France et de l’Europe. Couper les enfants de traditions qui relèvent d’un patrimoine partagé, c’est les priver d’une mémoire collective. Leur suppression ne serait pas seulement une mesure technique, mais un appauvrissement culturel : elle traduirait l’idée que les enfants n’ont pas besoin d’héritage commun."

Clarification du ministère

Au vu de la polémique, le ministère a publié ce vendredi une "clarification", précisant que l'amendement, bien qu'ayant remporté le vote, n'allait pas être intégré. "Cet amendement a recueilli un avis favorable des membres du Conseil mais il n’a pas été retenu par le ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche", a tenu à préciser le ministère dans un communiqué. Pour rappel, le CSE comprend 98 membres représentant les personnels de l’éducation, les usagers ainsi que les partenaires de l’État dans l’action éducative. Tous ses membres ont la possibilité de présenter des amendements aux textes présentés. Ces amendements sont débattus en séance et, après avis, peuvent ou non être intégrés par le ministère. Il ne reste plus qu'à espérer que ce sujet ne soit pas la préoccupation du prochain ministre de l'Éducation.