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Aux États-Unis, une vingtaine d’États soutiennent l’accès à une pilule abortive

2 min de lecture
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Crédit : AFP

Des responsables d'une vingtaine d'États américains démocrates ont fait savoir lundi 29 septembre qu'ils défendraient, si besoin, l'accès à la mifépristone, une pilule abortive utilisée dans la majorité des IVG médicamenteuses aux États-Unis et dans le monde.

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Lundi, des responsables d’une vingtaine d’Etats américains démocrates ont annoncé qu’ils s’engageraient pour la défense de l’accès à une pilule abortive, la mifépristone. Plus de trois ans après que la Cour suprême américaine a supprimé la protection du droit à l’avortement au niveau national, le ministre de la Santé de Donald Trump, Robert F. Kennedy Jr., a annoncé avoir lancé, le 19 septembre dernier, une réévaluation de la sûreté de cette substance chimique. La mifépristone est une pilule abortive, autorisée depuis 2000 par la Food and Drug Administration (FDA), et utilisée dans près de deux tiers des interruptions volontaires de grossesse (IVG) aux États-Unis. 

Réaction des ministres locaux de la Justice

Cette décision a provoqué l’indignation de 19 ministres locaux de la Justice, parmi lesquels ceux de New York, de Californie et du Michigan, qui ont dénoncé dans un communiqué commun une démarche qui "ignore des décennies de recherches assurant que la mifépristone est sûre et efficace". Affirmant que "les décisions médicales doivent rester entre les mains des patients, de leur famille et de leurs soignants", les signataires du communiqué ont aussi souligné que "si l’accès à la mifépristone [était] remis en cause, [ils prendraient] des mesures pour le protéger."

Annulation de Roe vs Wade

Pour mémoire, la Cour suprême des États-Unis avait annulé, le 24 juin 2022, l’arrêt fédéral Roe vs Wade, qui garantissait depuis 1973 le droit d’avorter sur tout le territoire. Depuis 3 ans, chaque État américain a donc la liberté de choisir sa propre politique sur l’accès à l’IVG. Une dizaine d’États ont ainsi interdit le droit à l’avortement comme la Louisiane, le Texas ou le Mississippi, qui ne prévoient aucune exception. Dans certains États, le droit à l’IVG a été restreint, comme en Géorgie ou en Caroline du Sud, où le délai légal est arrêté à six semaines de grossesse.