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Prière en classe: un syndicat du privé prend ses distances avec l’Enseignement catholique

école privée, enseignement catholique, enfants, primaire

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Cécile Séveirac - avec AFP - publié le 29/09/25
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Le Spelc prend ses distances avec la direction de l’enseignement catholique. Ce syndicat, pourtant l'un des principaux de l'enseignement privé sous contrat, refuse que la prière en classe devienne une obligation, au nom du respect de la liberté de conscience, a-t-il affirmé le 25 septembre.

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Prier en classe sera-t-il bientôt problématique dans l'Enseignement catholique ? À en croire l'un des principaux syndicats d'enseignants dans le privé, cela pourrait être le cas. Il ne saurait y avoir d'"obligation" à prier en classe, a ainsi décrété dimanche 25 septembre le Spelc, l’un des syndicats majoritaires de l'enseignement privé sous contrat.

Cette intervention faisait écho aux propos tenus par le nouveau responsable de l'Enseignement catholique, Guillaume Prévost. Ce dernier a estimé, lors d'une conférence de presse donnée le 23 septembre, que les enseignants du privé "ont parfaitement le droit" de prier avec leurs élèves en classe, "parce que c'est leur liberté pédagogique et leur liberté de conscience". "Si vous estimez que si je dis un Je vous salue Marie, c'est insupportable pour vous (...), il ne faut pas inscrire votre enfant dans nos établissements", avait-il ajouté.

Une affirmation qui n'est pas du goût du Spelc "La prière est un choix intime et spirituel qui relève du choix personnel", a jugé ainsi le syndicat qui estime qu'elle "ne doit pas être un élément imposé ou indirectement contraint dans le cadre de l’enseignement." Le Spelc est le premier syndicat lié au secteur qui se distancie des propos de M. Prévost.

Evangéliser à l'école, mission impossible ?

"La liberté de conscience de chacun implique le volontariat et la proposition plutôt que l’obligation et l’injonction", a insisté le syndicat, rappelant que "la réglementation actuelle permet déjà la prière dans les établissements" uniquement "en dehors des obligations réglementaires de service". "Notre position n’enlève rien à la valeur du projet éducatif de l'enseignement catholique, qui a toute sa place dans l’histoire de la culture de notre société", a-t-il précisé. "Nous appelons tout simplement à bien distinguer ce qui relève de l’éducation commune et ce qui appartient à la vie spirituelle de chacun."

Une récente étude IFOP pour Famille Chrétienne et RCF-Radio Notre Dame montrait que seuls 39 % des Français estiment qu’il est légitime que les établissements catholiques proposent des temps spirituels sur le temps scolaire. À l’inverse, 45% estiment que cette pratique n’est pas justifiée. Des chiffres qui interrogent sur la mission véritable de l'école privée à l'heure où la laïcité est perçue et appliquée de façon très stricte, ne laissant plus la place à l'évangélisation des enfants.

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