Carême 2026
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La Slovaquie est le premier pays à inscrire l’interdiction de la GPA dans sa Constitution. Ce vendredi 26 septembre, le Parlement slovaque a adopté par 90 voix sur 99 une réforme constitutionnelle qui complète l'article 15 de la Constitution slovaque par un paragraphe 5 aux termes duquel "l'accord de maternité de substitution est interdit". L’amendement prévoit en outre que "le sexe ne peut être modifié que pour des raisons sérieuses, selon des modalités qui seront fixées par la loi". Pour les élus slovaques, la souveraineté de la Slovaquie sur ce type de "questions culturelles et éthiques" doit primer sur le droit européen.
Olivia Maurel, née par GPA et porte-parole de la Déclaration de Casablanca, s’est réjouie de ce vote sur X : "J’étais à Bratislava il y a quelques jours pour témoigner, pour alerter, pour convaincre. Et aujourd’hui, je peux dire avec émotion et fierté : cela a porté ses fruits. Ce vote n’est pas seulement une décision politique, c’est une victoire pour toutes les femmes réduites au rang d’utérus à louer, et pour tous les enfants privés de leur mère par contrat."
Ce vote en Slovaquie intervient alors que Reem Alsalem, rapporteuse spéciale de l’ONU sur la violence contre les femmes et les filles, va présenter en octobre, devant l’assemblée générale des Nations Unies à New York, son rapport sur les manifestations de la violence contre les femmes et les filles dans le contexte de la gestation pour autrui. Dans ce rapport, elle recommande notamment aux États de "prendre des mesures en vue d’éradiquer la maternité de substitution sous toutes ses formes".
"Les voix qui s'emploient encore en France à promouvoir le leurre de la GPA "éthique" sont en passe de devenir de plus en plus isolées, et la prise de conscience sur la réalité de la GPA est en marche", se félicite Aude Mirkovic, Présidente de Juristes pour l'enfance. L’association, qui apporte son soutien à la cause de l’abolition universelle de la GPA, considère que la République Slovaque a donné un exemple au monde entier. Pour elle, l’enfant ne doit jamais être l’objet d’un contrat.









