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Éducation à la sexualité, prière: l’Enseignement catholique attaqué par des syndicats et comités laïcs

Une école primaire catholique à Lyon.

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La rédaction d'Aleteia - avec AFP - publié le 24/09/25
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L'Enseignement catholique se retrouve sous le feu des critiques après des propos tenus par Guillaume Prévost, le secrétaire général de l'Enseignement catholique, ce 23 septembre. Ce dernier a défendu la possibilité pour les enseignants de prier avec leurs élèves en classe, estimant qu'il s'agit "de leur liberté pédagogique et leur liberté de conscience".

Quels sont donc les propos jugés outranciers qu'a bien pu tenir Guillaume Prévost, le secrétaire général de l'Enseignement catholique, ce 23 septembre. Lors d'une conférence de presse ce dernier a défendu la possibilité pour les enseignants de prier avec leurs élèves en classe, estimant qu'ils en "ont parfaitement le droit, parce que c'est leur liberté pédagogique et leur liberté de conscience". "Si vous estimez que si je dis un 'Je vous salue Marie', c'est insupportable pour vous (...), il ne faut pas inscrire votre enfant dans nos établissements", a-t-il ajouté.

Revenant également sur le fameux programme programme d'Éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS), il a assuré que l'Enseignement catholique le mettrait en œuvre. Mais il a également défendu aussi la possibilité pour l'enseignement catholique d'avoir un "projet de réseau" spécifique sur le sujet et de faire intervenir des associations hors temps scolaire "répondant aux singularités" de ce "projet éducatif".

Des propos jugés "inacceptables"

Il n'en fallait guère plus pour mettre le feu au poudre. "Après avoir affirmé que le nouveau programme Evar(s) devait s’inscrire dans une vision chrétienne", Guillaume Prévost "persiste et signe en déclarant que l’on devrait pouvoir 'prier en classe'", a affirmé ce 24 septembre le Comité national d'action laïque (Cnal), organisme qui promeut l'école publique et la laïcité, regroupant notamment le syndicat Unsa éducation et la fédération de parents FCPE. "Cette prise de position illustre un immense mépris des règles les plus élémentaires inscrites dans le contrat qui lie les établissements de son réseau à l’État", a-t-il ajouté dans un communiqué.

"Ces propos sont inacceptables" et "confirment que l'enseignement catholique, sur le privé sous contrat, cherche à s'affranchir des règles auxquelles il est pourtant soumis", a renchéri auprès de l'AFP Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU, premier syndicat du secondaire. Interrogé par l'AFP, le ministère de l'Education a souligné que la prière est "contraire à la loi" si elle "est imposée". Par ailleurs, si elle est facultative, "le temps de prière est considéré comme un enseignement religieux et ne peut pas empiéter sur le temps des cours", a-t-il ajouté. Ces propos sur la prière sont "une attaque frontale contre la liberté de conscience", a estimé sur X le député Paul Vannier (LFI), corapporteur de la mission parlementaire sur la violence dans les établissements scolaires.

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