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Père Paolino, un “médecin” missionnaire au chevet des peuples de l’Amazonie

Padre Paolino

Père Paolino.

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Paulo Teixeira - publié le 23/09/25
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Au cœur de l’Amazonie, les fidèles de l’État d’Acre, au nord-ouest du Brésil, restent encore marqués par la figure du père Paolino Baldassari. Né à Bologne en 1926 et envoyé en missionnaire en 1955 pour la congrégation des serviteurs de Marie au Brésil, il a assuré auprès de ses fidèles des soins du corps et de l’âme pendant plus de 60 ans.

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Sa bonté, sa grandeur d’âme et sa présence aimante n’ont pas été oubliés par les fidèles de l’État d’Acre, au nord-ouest du Brésil. Le père Paolo Baldassari, décédé en 2016 est aujourd’hui une figure missionnaire qui a profondément marqué ses fidèles. Composé aujourd’hui de 100% de catholiques, la foi est plus vivante que jamais sur ce vaste territoire occupé par la forêt amazonienne où être pratiquant est souvent difficile en raison des difficiles conditions de déplacements dues à la zone géographique et d’un manque de prêtres itinérants. 

Arrivé au Brésil en 1950, le père Paolo a été ordonné prêtre en 1953 avant d’être affecté au diocèse d’Acre en 1955 en tant que missionnaire, sans encore se douter que c’est ici qu’il va rester jusqu’à la fin de sa vie. Au plus proche de ses fidèles, il a fondé plus de 40 écoles dans la région, a assuré la construction d’une paroisse dans la ville sans oublier l’aide qu’il a apportée aux producteurs de la région dont il était un défenseur les encourageant à se réunir autour de syndicats.

Un quotidien ordinaire vécu dans l’extraordinaire 

Les journées du père Paolino étaient animées par une même routine, simple en l’apparence, mais pleinement vécue dans l’amour de sa vocation. Au petit matin, le prêtre célébrait la messe quotidienne à 6h du matin. Au cœur de la matinée, il recevait ensuite dans l’une des salles de sa paroisse des personnes en mauvais état de santé venant lui demander de l’aide. Le missionnaire, de par son expérience et ses découvertes, s'est en effet intéressé aux bienfaits des plantes sur la santé de l’homme et a exercé cette pratique pour aider ses fidèles atteints par des maladies. Si le soin du corps était d’une importance primordiale, les soins de l’âme l’étaient d’autant plus. Le père Paolino prenait le temps nécessaire pour chaque personne malade, les écoutant, et n’hésitant pas à les confesser et leur apporter la communion. 

Le temps passant, le père Paolino de plus en plus affaibli n’a cessé de garder son sourire même après avoir vécu plus de 30 épisodes de paludisme. Une joie surnaturelle, celle de Dieu qui rayonnait auprès de ceux qu’il aidait et qu’il aimait. Le missionnaire s’est éteint en 2016 à l’âge de 90 ans. Le territoire garde aujourd’hui la trace d’un prêtre proche de ses paroissiens et plus que jamais engagé pour apporter la présence bienveillante du Seigneur auprès d’eux. Reconnu aujourd’hui comme serviteur de Dieu, son procès en voie de béatification a été ouvert en 2022. 

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