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En Arizona, l’hommage monumental à Charlie Kirk bouleverse l’Amérique

4 min de lecture
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Crédit : Getty Images via AFP

65.000 personnes se sont réunies en hommage à Charlie Kirk le 21 septembre 2025.

65.000 personnes se sont réunies le 21 septembre à Glendale, en Arizona, au cours d'un hommage à Charlie Kirk, militant et influenceur Républicain assassiné dix jours plus tôt. Sa veuve, Erika Kirk, a marqué les esprits en affirmant pardonner le tueur de son mari. Un événement retransmis à plus de 20 millions de téléspectateurs via des chaînes et des plateformes en ligne..

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65.000 : c'est le nombre de personnes qui se sont réunies le 21 septembre au State Farm Stadium de Glendale, en Arizona, pour rendre hommage à Charlie Kirk, père de famille et militant proche de Donald Trump assassiné dix jours plus tôt. Cet événement XXL, d'une durée de cinq heures, a été retransmis à plus de 20 millions de téléspectateurs via des chaînes et des plateformes en ligne.

Grands écrans, musique de pop-rock chrétienne, feux d'artifice, discours de Donald Trump ou encore de J.D Vance : de nombreux observateurs ont vu dans cet hommage des allures de "show" à l'américaine ou de meeting politique. "Il y a moins de deux semaines, notre pays s'est fait arracher l'un des plus grands esprits de notre temps, un géant de sa génération et avant tout un mari, un père, un fils, un chrétien et un patriote dévoué", a notamment déclaré Donald Trump. "Charlie a été tué pour avoir exprimé les idées dans lesquelles croit profondément pratiquement tout le monde dans cette enceinte et dans la majeure partie du pays", a poursuivi le président américain tout en qualifiant Charlie Kirk de "martyr pour la liberté". Ajoutant que Kirk ne "haïssait pas ses adversaires", il a quant à lui exprimé son incompréhension :  "C'est là où je suis en désaccord avec Charlie. Je hais mes adversaires". Donald Trump a décerné à titre posthume à Charlie Kirk la médaille présidentielle de la liberté, plus haute distinction civile.

Je lui pardonne parce que c'est ce que le Christ a fait et ce que Charlie aurait fait. La réponse à la haine n'est pas la haine.

Tout au contraire, Erika Kirk, veuve de Charlie et mère de deux enfants en bas âge, a délivré un discours poignant dans lequel elle affirme pardonner au tueur de son mari. "Cet homme, ce jeune homme, je lui pardonne", a-t-elle articulé la voix nouée, suscitant une ovation d'un public bouleversé en rappelant les paroles du Christ sur la croix au moment de mourir : "Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font" (Lc 23,34). "Je lui pardonne parce que c'est ce que le Christ a fait et ce que Charlie aurait fait. La réponse à la haine n'est pas la haine", a encore déclaré la jeune femme, catholique, qui a repris le flambeau de l'organisation fondée par son défunt mari Turning Point USA. "L'amour de Dieu m'a été révélé le jour où mon mari a été assassiné", a-t-elle encore confié devant les soutiens de Charlie Kirk rassemblés devant elle. Ces mots ont dépassé les frontières de l'Amérique, repris par de nombreux médias et sur les réseaux sociaux partout dans le monde. Sur Instagram ou TikTok, de nombreux utilisateurs ont témoigné que l'assassinat de Charlie Kirk les avait poussés à retourner à l'église ou à y aller pour la première fois. Le jeune père de famille témoignait régulièrement de sa foi évangélique.

Un suspect au profil encore flou

Tyler Robinson, 22 ans, est le principal suspect de l’assassinat de Charlie Kirk, survenu le 10 septembre 2025. Originaire de Washington, dans l’Utah, il a grandi dans une famille conservatrice mais avait récemment exprimé son opposition aux opinions de Kirk, qu’il jugeait haineuses, notamment envers les personnes transgenres. Le jour du meurtre, des douilles ont été retrouvées sur les lieux portaient des inscriptions antifascistes, suggérant une potentielle motivation idéologique. "Il est très clair pour nous et pour les enquêteurs qu'il s'agissait d'une personne profondément endoctrinée par l'idéologie de gauche", a ainsi déclaré au Wall Street Journal le gouverneur de l'Utah, Spencer Cox. Après le crime, Robinson a tenté de dissimuler son implication en effaçant des messages et en demandant à son colocataire de ne pas coopérer avec les autorités. Il a été arrêté après 33 heures de recherche. Actuellement incarcéré sans possibilité de libération sous caution, il est inculpé de meurtre avec préméditation, tandis que les procureurs de l’Utah envisagent de requérir la peine capitale.