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Avoir beaucoup de filleuls, est-ce bien raisonnable ?

Avoir beaucoup de filleuls, est-ce bien raisonnable ?

La mission d'un parrain et d'une marraine suppose une présence fidèle, une attention spirituelle et une constance dans la prière.

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Anna Ashkova - publié le 23/09/25
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Être choisi comme parrain ou marraine est toujours une grâce. Mais lorsque cette demande se répète plusieurs fois, une question surgit naturellement : peut-on vraiment multiplier les filleuls ?

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Être appelé à devenir parrain ou marraine est une véritable marque de confiance, une invitation à marcher aux côtés d’un enfant ou d’un adulte sur le chemin de la foi. Mais l’Église catholique rappelle que ce rôle n’est pas simplement honorifique, c’est une véritable responsabilité spirituelle. Le Catéchisme de l’Église catholique souligne que le parrain et la marraine "doivent être des croyants solides, capables et prêts à aider le nouveau baptisé, enfant ou adulte, sur son chemin dans la vie chrétienne" (CEC, §1255). Cette mission suppose une présence fidèle, une attention spirituelle et une constance dans la prière. Autrement dit, il ne s’agit pas seulement d’assister à une célébration et d'offrir des cadeaux une fois par an, mais de nouer un lien durable, d’accompagner dans la foi et de témoigner de l’Évangile par sa propre vie. Mais à combien de reprises peut-on devenir parrain ou marraine ? Quel serait le nombre raisonnable de filleuls à avoir ? 

"Si l’Église fixe le nombre de parrains et marraines par enfant, elle ne dit rien au sujet du nombre de filleuls que ces derniers peuvent avoir. Mais la pratique et l’usage montrent que quand on a trop de filleuls, on est moins disponible pour chacun d'entre eux.", explique à Aleteia le père Michel Martin-Prével. La question à se poser ne porte donc pas tant sur le nombre de filleuls à avoir que sur ses propres capacités à assumer ce rôle lorsqu'ils sont plusieurs. 

Faire parler sa raison 

"Être parrain et marraine est une belle fécondité spirituelle, mais il faut faire parler sa raison lorsqu’on nous propose de le devenir.", conseille le père Michel Martin-Prével. Cela demande de s’interroger : saurai-je accompagner chaque filleul, l’encourager dans les étapes importantes, et surtout le porter dans la prière ? Si l’on se disperse, le risque est de transformer une vocation profonde en simple coutume familiale ou sociale.

"On ne devient pas parrain ou marraine pour faire plaisir à quelqu’un. On peut refuser en donnant des raisons", rassure le père Michel Martin-Prével, ajoutant que le rôle de parrain et marraine doit d'abord être spirituel et non matériel. Dire "oui" ne devrait jamais être un réflexe dicté par la politesse, l’amitié ou la peur de décevoir. Accepter ce rôle, c’est s’engager à être un compagnon de route. Et parfois, la réponse la plus responsable, la plus aimante même, peut être de reconnaître que l’on ne peut pas assumer davantage.

Avoir beaucoup de filleuls n’est pas en soi un obstacle. Ce qui compte, c’est la qualité du lien, la fidélité dans la prière, la sincérité de la présence. Ce n’est pas le nombre qui fera la valeur de cet engagement, mais la profondeur de l’amour et du témoignage de foi que l’on transmettra, humblement, au fil des années.

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