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“Mon enfant veut bloquer son lycée” : comment réagir ?

Lycée Guist Hau à Nantes, 10 septembre 2025.

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Karine Triot - publié le 17/09/25
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Les blocages de lycées et d’universités deviennent presque monnaie courante. Que faire si son enfant veut rejoindre le cortège des mécontents ? Deux pistes résident dans l’écoute et le rappel que son devoir de jeune consiste à participer à la vie de famille avant de contribuer à celle de la cité.

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Ça ne date pas d’hier, les confrontations politiques résonnent jusque dans les cours d’école, et des lycéens participent même aux mouvements en bloquant l’accès de leur établissement. Si certains se réjouissent de la conscience politique de la jeune génération, leurs arguments sont souvent minces et semblent davantage relever de l’enthousiasme à sécher les cours que d’une vraie réflexion. Comment réagir face à un grand adolescent prêt à rejoindre le cortège des mécontents ?

Avant de descendre dans l’arène, il convient de faire un point sur soi, en tant qu’adulte : qu’est-ce que je pense de ce contexte politique ? Ai-je l’intention de manifester ? Pourquoi oui ou pourquoi non ? À quoi renoncerais-je en manifestant ? Prendre le temps de réfléchir d’abord seul, puis avec son conjoint, et accueillir les émotions soulevées par ce projet avant d’en discuter avec son enfant sont des garde-fous pour une discussion calme. Tout comme le choix du moment pour discuter en famille. 

Dans un deuxième temps, s’intéresser, sincèrement, au projet de son enfant, est un gage de considération pour lui. Les adolescents en ont besoin, au même titre que les adultes. On peut le questionner sur ce qu’il a compris du contexte politique, de l’enjeu de cette manifestation, des organisateurs, des horaires, mais aussi s’intéresser à ce qui lui a donné envie de s’y mêler. A-t-il des amis ou des professeurs qui l’y ont encouragé ? À quoi va-t-il renoncer en y allant (un projet perso ou "juste" le cours de math !). 

Participer à la vie de famille avant celle de la cité

Un adolescent ne fait que recevoir de la société. Vous pouvez lui faire remarquer qu’il bénéficie d’hôpitaux et de frais de santé remboursés, d’une école gratuite, de routes et d’infrastructures (piscines, bibliothèques). Pour l'instant, il n'a encore rien donné à la collectivité. Et c’est normal. Son devoir d’enfant, de jeune, c’est d’apprendre pour devenir un adulte et prendre sa place dans le monde, et notamment d’aller à  l’école:  pour apprendre à penser, apprendre à réfléchir, apprendre le savoir accumulé depuis des générations et des générations. Quand il aura terminé ses études, qu’il sera un adulte, qu’il travaillera, qu’il s’assumera… alors il pourra voter et contribuer à la société. Il pourra alors s’exprimer : en votant, en rejoignant un parti politique, une association ou un syndicat.

Aujourd’hui son devoir de jeune consiste à aller à l’école et à contribuer pleinement à la vie de la famille (avant de participer à la vie de la cité). Cela n'empêche pas de se préparer à sa future vie de citoyen. Pourquoi ne pas visiter l’Assemblée nationale pour comprendre comment fonctionne la représentativité ? Il peut aussi contacter un parti politique et participer à des réunions, ou trouver une association dans laquelle il pourra s’investir, pour contribuer à une cause qui lui semble juste. 

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