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L’étonnante sortie de JK Rowling sur l’euthanasie

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Rachel Molinatti - publié le 17/09/25
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La romancière JK Rowling a pris clairement parti contre l’euthanasie le 12 septembre sur X (anciennement Twitter). En France, le débat est loin d’être terminé et pourrait reprendre dès le mois d’octobre.

JK Rowling, connue dans le monde entier pour avoir créé la saga Harry Potter, a affirmé dans un tweet publié le 12 septembre et vu par plus de 800.000 personnes, qu’elle s’opposait à la mort assistée, invoquant la pression que l’on peut exercer sur les personnes vulnérables. Alors qu’en France, l’Assemblée nationale a approuvé le 27 mai dernier la création d’un "droit à l’aide active à mourir", aux États-Unis, seule une poignée d’États autorise le suicide assisté. Au Royaume-Uni, les députés britanniques ont adopté en juin en seconde lecture une proposition de loi visant à légaliser l’aide à mourir pour les adultes atteints de maladies en phase terminale. Soutenu par une majorité de l’opinion publique, le texte doit désormais être examiné par la Chambre des Lords.

Énumérant de nombreux sujets sur lesquels elle a pu changer d’avis au cours de sa vie, l’écrivain a expliqué son cheminement intérieur et son changement de position. Si elle pensait à vingt ans que la différence entre hommes et femmes était simplement un effet de société, elle affirme en être revenue. Idem avec le désarmement nucléaire ou la place de la nature et de l’éducation. Ou encore avec le cannabis. Elle s’en explique : "Je croyais autrefois que le cannabis était inoffensif. Ce n’est plus le cas car j’ai été témoin de ses ravages sur la santé mentale d’un proche." Avant d’en venir à l’aide à mourir dont elle remet en cause le bien-fondé : "J’ai longtemps cru à l’aide médicale à mourir. Je n’y crois plus, en grande partie parce que je suis mariée à un médecin qui m’a ouvert les yeux sur le fait qu’il était possible d’exercer une contrainte sur des personnes malades ou vulnérables." Un revirement de bord qui n’est pas si isolé que cela puisqu’elle conclut quelques lignes plus loin : "Je pourrais probablement énumérer au moins vingt autres choses au sujet desquelles j’ai changé d’avis." 

La romancière à succès, qui compte pas moins de quatorze millions d’abonnés sur Twitter, n’hésite pas à donner son avis sur différents sujets de société et son tweet n’a pas manqué de faire réagir. Depuis quelques années, elle s’est mise à dos des militants en faveur des droits des personnes trans qui lui reprochent certains de ses propos. Dans l’Hexagone, si l’aide à mourir a été adoptée en première lecture par l’Assemblée nationale, les sénateurs pourraient s’emparer du sujet début octobre et le débat est loin d’être terminé.

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