Pour la cinquième année consécutive, le président du Venezuela Nicolàs Maduro a décidé le 8 septembre d'avance la fête de Noël au 1er octobre. Une décision, justifiée par l'envie de stimuler l’activité économique du pays, qui est de loin de plaire à l'Église.
C'est une pratique habituelle pour le président du Venezuela Nicolàs Maduro. Le chef de l'État socialiste a annoncé lundi 8 septembre qu'il allait avancer par décret au 1er octobre le début des fêtes de Noël. "Nous allons appliquer la formule des autres années qui a fait beaucoup de bien à l'économie, à la culture, à la joie, au bonheur (...). Noël au Venezuela démarre le 1er octobre", a-t-il déclaré lors de son programme télévisé hebdomadaire.
Une décision qui déplaît fortement à l'Église
Le président du Venezuela avait aussi "lancé" Noël en octobre ou en novembre en 2019, 2020, 2023 et 2024. L'année dernière, cette décision arrivait en pleine crise politique liée à sa réélection contestée. Cette année, la raison avancée est "le droit au bonheur" des Vénézuéliens au moment où les États-Unis ont déployé des bateaux de guerre près des eaux du pays dans ce qu'ils présentent comme une opération antidrogue. Caracas y voit pour sa part une tentative de renverser son régime. "Encore une fois cette année Noël commence le 1er octobre avec de la joie, du commerce, de l'activité, de la culture, des chants de Noël, des danses et des plats traditionnels", a affirmé Nicolàs Maduro.
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Une décision qui est loin de plaire à l’Église. L'année dernière, la Conférence épiscopale vénézuélienne (CEV) a déclaré son autonomie pour contester ce choix, affirmant que le calendrier religieux ne doit pas être modifié pour des raisons politiques. "Noël est une fête universelle. Les modalités et le moment de sa célébration relèvent de la responsabilité de l'autorité ecclésiastique. Cette fête ne doit pas être utilisée à des fins de propagande ou politiques."












