separateurCreated with Sketch.

Qui sont les jeunes qui s’engagent dans la vie religieuse ?

CATECHUMENE-GODONG-CH643518A
whatsappfacebooktwitter-xemailnative
La rédaction d'Aleteia - publié le 08/09/25
whatsappfacebooktwitter-xemailnative
Une enquête sociologique révélée par "La Croix" le 5 septembre dresse le portrait des jeunes qui choisissent aujourd’hui la vie religieuse. Plus âgés qu’autrefois, issus de familles très catholiques, ils recherchent une expérience de prière, de fraternité et de spiritualité.

Qui choisit aujourd’hui de devenir religieux ou religieuse ? Une enquête menée en France auprès de novices et de professes temporaires éclaire les profils et les motivations de ces jeunes, dont La Croix a révélé les résultats le 5 septembre à la veille du jubilé national de la vie consacrée, les 6 et 7 septembre.

L’étude, menée par la sociologue Isabelle Jonveaux auprès de 157 novices et professes temporaires, met d’abord en lumière un décalage générationnel. L’âge d’entrée varie : 26 ans dans les communautés nouvelles, près de 29 ans pour les ordres apostoliques, et au-delà de 31 ans pour les monastiques. Les "vocations tardives" s’affirment, notamment parce que les ordres traditionnels encouragent les candidats à vivre d’autres expériences avant de s’engager.

Si les profils évoluent, un point reste constant : ces jeunes proviennent presque toujours de familles très catholiques. Baptisés très tôt (85% avant 3 ans), confirmés avant 16 ans (67%), ils ont souvent grandi dans une pratique dominicale assidue (76%). Nombre d’entre eux ont connu le scoutisme ou ont été servants de messe, confirmant l’importance d’un enracinement religieux familial et ecclésial précoce.

En quête de transcendance

Mais c’est surtout dans les motivations que l’évolution apparaît. Interrogés sur ce qui les a attirés, les jeunes citent en premier "fraternité" et "spiritualité", suivis de "joie", "prière" et "liturgie". L’engagement ne repose plus sur des activités sociales, éducatives ou hospitalières, autrefois décisives pour certaines congrégations, mais sur le désir d’une vie centrée sur Dieu et la communauté. « Ils veulent de la prière et de la transcendance », souligne la sociologue Isabelle Jonveaux.

Enfin, la rencontre personnelle reste déterminante : un quart des jeunes découvrent leur communauté grâce à un membre qu’ils connaissent. Internet joue aussi un rôle croissant, avec 14% des vocations nées en ligne. Derrière ces trajectoires se dessine une génération en quête d’absolu, pour qui la vie religieuse n’offre plus un statut social, mais bien une aventure intérieure et fraternelle.

Vous avez aimé cet article et souhaitez en savoir plus ?

Recevez Aleteia chaque jour dans votre boite e−mail, c’est gratuit !