Campagne de Carême 2026
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Il existe une foule de bonnes raisons de se marier ! Le désir réciproque, l’envie de fonder une famille, la promesse d’avoir un complice dans les moments de joie et un soutien dans les moments de peine, la volonté de rendre l’autre heureux, la possibilité de donner, à travers le sacrement de mariage, une place au Christ au cœur même de son couple… Mais il y a aussi des mauvaises raisons qu’il convient d’identifier avant de se lancer dans la grande aventure du mariage. Car de ce discernement découle la joie de la vie conjugale. Adélaïde et Michel Sion, animateurs des sessions de préparation au mariage "Bâtir sa maison sur le roc", recensent quelques-unes de ces mauvaises raisons dans leur récent ouvrage Se donner pour toute la vie ! (Le Laurier). Des questions à se poser seul, dans le secret de son âme, lorsqu'on entame une relation amoureuse en vue du mariage.
1Peur de faire de la peine
Si ce sentiment peut paraître louable à première vue, il ne fait pas le poids par rapport à l’engagement que demande le mariage. On ne se marie pour faire plaisir à son fiancé ou à sa famille. La peine infligée sera d’ailleurs bien plus douloureuse si un divorce survient des années plus tard. Si on ne se sent pas prêt à aimer l'autre tel qu'il est pour toute la vie, il est nécessaire de surmonter son appréhension et de briser des fiançailles, aussi difficile soit-il. L’enjeu est trop important pour ne s’engager qu'à moitié convaincu.
2Peur de rester célibataire

Les années passent et le célibat, douloureusement, se poursuit… "La peur de demeurer seul peut inciter à se marier avec la première personne rencontrée, sans discernement suffisant", constatent Adélaïde et Michel Sion. Il n’est pas bon que l’homme soit seul mais on ne se marie pas que pour éviter de demeurer seul. "Un moyen de se préparer au mariage est déjà d’apprendre à vivre heureux en étant seul", conseille le couple d’animateurs.
3Volonté de s’affirmer ou de s’émanciper
Il arrive aussi de vouloir absolument se marier afin de quitter la maison familiale, d’échapper à des parents autoritaires ou avec qui on ne s’entend pas. Une manière aussi de prouver à son entourage que l’on est digne d’être aimé. Une autre mauvaise raison réside dans le fait de vouloir se marier avant des frères ou sœurs plus jeunes. Autant de motivations qui engendrent un discernement hâtif, biaisé par des raisons qui ne tiendront pas dans la durée.
4Grossesse imprévue
Par crainte du scandale, ou par désir d’offrir des parents unis à un enfant arrivé un peu vite, certains couples se marient sans que le discernement soit complètement libre. "Mieux vaut attendre la naissance du bébé pour prendre une décision réfléchie dans le calme et la sérénité : le bébé ne fait pas à lui seul le mariage", assurent Adélaïde et Michel Sion.
5Se marier par pitié

En tant que bon "Saint Bernard" comme le sont les personnes toujours prêtes à se dévouer pour les autres, il peut arriver de vouloir se marier pour "sauver" l’autre, ou tout du moins lui venir en aide. C’est une mauvaise conception du mariage. "Bien que la compassion soit un sentiment très noble, un tel mariage est voué à l’échec, aussi bien en tant qu’union conjugale qu’œuvre de charité", affirment les accompagnateurs au mariage.
6Remède à des troubles psychologiques
Certaines personnes atteintes de troubles psycho-affectifs (dépression, bipolarité, schizophrénie…) peuvent penser que le mariage constituera à lui seul un remède. Pour Adélaïde et Michel Sion, ceci est une illusion. "Ce dont elles doivent tenir compte au contraire, c’est l’éventuelle grave injustice perpétrée à l’égard du partenaire qui ignore la véritable situation", soulignent-ils. Dans certains cas, la maladie n'est pas cachée, le conjoint est averti et naissent de très belles histoires d'amour. Mais lorsque la maladie est cachée de manière volontaire en vue de tromper le conjoint, il s’agit d’un dol. Or un mariage contracté avec dol est nul selon la loi civile et de l’Église.











