Sainte Rosalie, protectrice de Palerme, est fêtée par l'Église le 4 septembre. Au XVIIe siècle, Théodore Boyermans peignit l’extase de sainte Rosalie, aujourd’hui conservé à Lille. Au XIIe siècle en Sicile, Rosalie, fille de prince belle et pieuse, découvrit, la veille de son mariage, le visage du Christ dans son miroir. Elle se retira dans une grotte où elle vécut de privations et de prières jusqu’à sa mort, oubliée du monde. Mais alors comment a-t-elle pu devenir la sainte patronne de Palerme ? Le peintre donne trois détails pour le comprendre.
Premièrement, Rosalie. Vêtue de blanc et d’or comme une princesse, Rosalie, les cheveux lâchés et la tête renversée, regarde vers le ciel, en proie à une vision céleste, inondée de la lumière de Dieu qui descend sur elle dans une grande diagonale. C’est l’image de sa vie de prières. Deuxièmement, les fleurs. Mais Pourquoi toutes ces fleurs? Quand ses parents l’attendaient, ils virent en songe la phrase :"rose sans épines, et pureté", d’où le nom Rosalie, rose et lys. C’est pourquoi dans la grotte sombre aux murs rugueux, des anges la couronnent de roses et lui jouent de la cithare, une branche de lys au sol.
Enfin, la peste. En 1624, la maladie fit rage à Palerme. C’est alors que Rosalie apparut à une femme mourante, qui fut sauvée en buvant de l’eau de la grotte où elle s’était retirée quatre siècles plus tôt, et où l’on découvrit aussi ses ossements, et son nom gravé dans la pierre. La peste s’arrêta définitivement cette année là. Depuis ce miracle, Rosalie est vénérée comme la protectrice de Palerme. Osons prier des saints très anciens, nos saints patrons par exemple, car ils sont toujours à l’œuvre, et comme sainte Rosalie a veillé sur Palerme, eux aussi, ils veillent sur nous.








