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Notre-Dame de Paris : la Cour des comptes salue un chantier exemplaire

notre dame; cathedral
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Cécile Séveirac - publié le 03/09/25
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Le troisième rapport de la Cour des comptes sur le chantier de Notre-Dame, publié ce mercredi 3 septembre, dresse un bilan largement positif de la restauration de la cathédrale après l’incendie de 2019. Respect des délais, maîtrise du budget et transparence dans l’emploi des fonds : la reconstruction apparaît comme un succès, voire comme un modèle.

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Un sans faute pour Notre-Dame : c'est ainsi que l'on pourrait résumer le troisième rapport de la Cour des comptes sur le chantier de la cathédrale, publié ce mercredi 3 septembre. Le document porte sur le contrôle du chantier et sur l’emploi des fonds issus de la souscription nationale instituée par la loi du 29 juillet 2019.

Le bilan se révèle largement positif : la Cour des comptes salue le succès à la fois technique, financier et organisationnel que représente la restauration de l'édifice. Les travaux directement liés à l’incendie ont été menés dans les délais, permettant la réouverture de la cathédrale à la date fixée le 8 décembre 2024, et ce sans dépassement budgétaire. Le coût de la phase principale (552 millions d'euros) est resté maîtrisé, note ainsi le rapport : "Le respect du budget […] résulte d’un suivi rigoureux par la maîtrise d’ouvrage et la maîtrise d’œuvre, avec une forte implication du comité d’audit et une attention soutenue des fondations".

La réouverture des tours prévues fin septembre

Seule la réouverture des tours, sous la responsabilité du Centre des monuments nationaux (CMN), a été différée. Prévue fin septembre 2025, elle verra une limitation du nombre de visiteurs à 400.000 par an contre 450.000 avant 2019. Cette limitation découle d’exigences de sécurité et du nouveau parcours de visite, validé tardivement par la commission de sécurité et le Diocèse.

Cette réussite financière et organisationnelle est liée à plusieurs facteurs, remarque l'institution. Elle tient "à la fois à l’ambition d’un calendrier constamment réaffirmé", mais aussi à la création d’un établissement public ad hoc, "à la mission limitée dans le temps" (et prolongée jusqu'en 2028 afin d’achever la troisième phase de travaux et d’assurer la gestion post-réouverture.). La Cour des comptes salue ainsi le rôle prépondérant du général Georgelin décédé avant la fin du chantier et de son "bras droit", Philippe Jost. Enfin, elle doit beaucoup à la générosité suscitée par l’incendie. Au 31 mars 2024, la collecte de dons via la souscription nationale s'élevait ainsi à 843 millions d'euros, chiffre supérieur aux anticipations initiales de 825 millions d'euros. La gestion des fonds et la transparence vis-à-vis des donateurs sont soulignées par la Cour des comptes comme exemplaires.

Sécurité renforcée

Plusieurs investissements importants ont été réalisés pour la sécurité de la cathédrale, relève le rapport, notamment un système de brumisation dans la charpente et un nouveau PC sécurité incendie, doublant les charges de fonctionnement à 5,2 millions d'euros par an (3,2 millions d'euros pour le diocèse, 2 millions d'euros pour l’État) par rapport à l’avant-incendie.

Le rapport tire des enseignements de la gestion du chantier de Notre-Dame pour les futurs grands projets patrimoniaux : importance d’un établissement public dédié, gouvernance réactive, suivi budgétaire rigoureux, et implication des donateurs et mécènes. Ces recommandations sont présentées comme des modèles à suivre pour d’autres opérations complexes. Mais tout n’est pas réglé pour autant. L’institution pointe "l’absence persistante de toute réglementation propre à la présence et l’emploi du plomb", malgré ses recommandations antérieures. Elle appelle aussi à "définir une doctrine sur la conservation des vestiges archéologiques" issus de l’incendie, afin de mieux maîtriser les coûts. Enfin, le projet de musée de l’œuvre, prévu à l’Hôtel-Dieu mais suspendu, doit être rapidement arbitré : "Sa mise en œuvre nécessite des négociations […] la participation de mécènes doit être recherchée".

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