Lorsque Joaquín et Karina se sont mariés en 2013, ils pensaient fonder une belle famille. Mais l'amour et l'amitié qu'ils ressentaient l’un pour l’autre n’ont pas suffi à les aider à vivre heureux. "Nous nous cachions derrière le plaisir et l'alcool. Nous n'avions aucune idée de ce que signifiait réellement l'engagement du mariage", confie Karina, 32 ans, à l’édition espagnole d’Aleteia."Lorsque les problèmes survenaient, nous n'avions aucun outil pour les affronter. Nous ne nous connaissions pas nous-mêmes et ne comprenions pas pourquoi nous réagissions de telle ou telle manière."
Ayant une vingtaine d'années tous les deux, ils se sont vite retrouvés face à une réalité cruelle : ils n'étaient pas prêts pour l'amour profond, ni pour l'engagement qu'implique le mariage. "Nos blessures non soignées ont commencé à s'aggraver, et sans une relation vivante avec Dieu, sans ce travail personnel, nous ne pouvions tout simplement pas nous soutenir. Nous avons décidé de tout stopper pour mieux reconstruire", raconte Karina. Ainsi, après huit ans de vie commune, ils divorcent et ont entamé une procédure d'annulation de mariage auprès de l’Église. Leur fille avait alors huit ans. S’ils ont conservé une relation bienveillante et respectueuse, tout en reconstruisant chacun leur vie avec de nouveaux partenaires jusqu’au jour où tous les deux, ils ont rencontré le Seigneur, chacun de leur côté.
Rencontre avec Dieu qui a tout changé
C’est Karina qui a rencontré Dieu la première, lors d’une retraite. Pour Joaquín, ce moment est venu un peu plus tardivement. Malgré le fait que leur mariage ait été reconnu nul par l’Église, le couple a décidé de se réunir à nouveau. "Nous avons compris que Dieu ne voulait pas que nous quittions la famille qu'Il avait fondée. C'était un nouveau "oui", mais ce n'était pas facile. Nous avons dû guérir, suivre de nombreuses thérapies et avoir de nombreuses rencontres personnelles avec Dieu. Nous avons dû mourir à ce que nous étions pour qu’Il puisse nous renouveler", se souvient Karina, précisant que ce n’est qu’après avoir rencontré le véritable amour – Dieu – qu’elle a pu voir Joaquín à travers ses yeux et commencer à l'aimer comme Il l'aimait.

Guidés ainsi par Dieu, Karine et Joaquín se sont remariés en 2025 en plaçant, cette fois-ci, Jésus au centre de leur couple. Aujourd'hui, leur vie conjugale est métamorphosée : "Nous savons que si nous aimons Jésus, Il nous donne l'amour de nous aimer l’un l’autre. Nous ne comptons plus uniquement l'un sur l'autre pour combler notre vide. En cas de problème, nous nous tournons d'abord vers Dieu. Notre rocher est Jésus, c'est pourquoi notre relation est nouvelle. Dieu nous a créés à nouveau. Il n'y a pas de retour possible à l'ancienne version de nous-mêmes." Aujourd’hui, ils estiment que "sans une rencontre profonde avec Dieu, si les blessures intérieures ne sont pas guéries par Sa lumière, il est très difficile d'entretenir une relation saine et authentique". "Les blessures les plus dangereuses sont celles de l'enfance, non cicatrisées, car nous les projetons sur la relation. Nous attendons de l'autre qu'il les guérisse, mais seul Dieu peut le faire. Si nous n'y travaillons pas, nous finissons par charger l'autre d'un fardeau qui ne lui appartient pas", prévient Karina, reconnaissant que laisser la place au divorce, aux autres ou aux vices ouvre la porte à l'ennemi.
La crise comme une opportunité pour repartir de zéro
Aux couples en crise, ils conseillent de rechercher une rencontre plus profonde avec Dieu, de ne pas hésiter à demander de l'aide à des professionnels et de ne pas perdre espoir : "Il y a de la lumière au bout du tunnel." Les jeunes mariés préviennent néanmoins que cela demande du courage, de la foi, une volonté de travailler et, surtout, de se laisser façonner par Dieu. "La reconstruction est réelle, mais elle ne se fait pas sans détermination et humilité. Il faut prier, s'abandonner à Dieu car c'est Lui qui guérit à la racine. Il faut Le chercher de tout son cœur. Le changement n'est pas imposé, il est inspiré."
Notre rocher est Jésus. Dieu nous a créés à nouveau. Il n'y a pas de retour possible à l'ancienne version de nous-mêmes.
Tous deux soulignent que la crise est une opportunité car le point de rupture est le lieu idéal pour que Dieu reconstruise à partir de zéro. "La crise peut être une porte de sortie ou une porte d'entrée vers une nouvelle histoire, vers une guérison plus profonde. Si nous la considérons comme un chemin, elle peut être le début de quelque chose de bien plus beau qu'avant. Mais il faut cheminer ensemble."
Au cœur de la tempête, Karina et Joaquín conseillent également de ne pas oublier les bonnes choses vécues. "Il est facile de voir le négatif quand tout va mal, mais souvenez-vous de l'amour qui vous a unis. Notez-le, priez à ce sujet et demandez à Jésus de vous montrer le chemin. Il ne s'agit pas de revenir par simple habitude ou nécessité ; il s'agit de permettre à Dieu de renouveler ce mariage, de le purifier, de le purifier et de l'élever." Si leur chemin personnel a été long et difficile, ils estiment que "Dieu est un Dieu qui tient ses promesses et renouvelle toute chose, mais nous devons nous laisser façonner par lui."


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