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La Belgique reconnaîtra la Palestine lors de l’Assemblée générale de l’ONU

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Siège des Nations unies.

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La rédaction d'Aleteia - avec AFP - publié le 02/09/25
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La Belgique a annoncé qu’elle reconnaîtrait l’État de Palestine lors de la prochaine Assemblée générale des Nations unies, prévue en septembre à New York. Cette décision, assortie de sanctions contre Israël et de conditions strictes, marque un tournant diplomatique et place Bruxelles aux côtés de la France, du Canada et d’autres pays occidentaux favorables à une solution à deux États.

La Belgique a annoncé qu’elle reconnaîtrait l’État de Palestine à l’Assemblée générale des Nations unies, prévue en septembre à New York. Le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a confirmé cette décision mardi, indiquant que son pays se joignait à d’autres États, dont la France et le Canada. "La Palestine sera reconnue par la Belgique lors de la session de l’ONU ! Et des sanctions fermes sont prises à l’égard du gouvernement israélien", a-t-il écrit sur le réseau social X.

Fin juillet, le président français Emmanuel Macron avait annoncé que la France reconnaîtrait officiellement l’État palestinien à l’occasion de cette même session onusienne. Depuis, plus d’une dizaine de gouvernements occidentaux ont appelé d’autres pays à suivre cette voie. Maxime Prévot a précisé que "la Belgique se joindra aux pays signataires de la Déclaration de New York, traçant la route vers une solution à deux États et reconnaissant donc ceux-ci".

Conditions et sanctions

Cette reconnaissance reste toutefois soumise à certaines conditions : elle ne sera officialisée que lorsque "le dernier otage aura été libéré et que le Hamas n’assumera plus aucune gestion de la Palestine", a précisé le ministre. La Belgique a également annoncé douze sanctions à l’encontre d’Israël, dont l’interdiction d’importer des produits issus des colonies, de possibles poursuites judiciaires, des restrictions de survol et de transit, ainsi que l’interdiction d’entrée sur le territoire belge pour deux ministres israéliens extrémistes, plusieurs colons violents et des dirigeants du Hamas.

Cette décision divise le gouvernement belge : les membres issus des partis de droite N-VA et MR s’y sont montrés particulièrement réticents. Mais, selon Maxime Prévot, “au vu du drame humanitaire en Palestine et singulièrement à Gaza, et face aux violences perpétrées par Israël en violation du droit international, la Belgique se devait de prendre des décisions fortes pour accentuer la pression sur le gouvernement israélien et les terroristes du Hamas”.

"Une perspective d’avenir"

Pour les représentants palestiniens, cette reconnaissance est une avancée majeure. "Elle nous donne une perspective d’avenir", a déclaré lundi à Rome Varsen Aghabekian Shahin, ministre déléguée aux Affaires étrangères de l’Autorité palestinienne.

"Elle envoie également un message clair : la seule solution consiste à reconnaître un État palestinien vivant en paix et en sécurité aux côtés d’Israël", a-t-elle insisté. Le Canada et l’Australie ont déjà exprimé leur intention de reconnaître la Palestine, tandis que le Royaume-Uni a lié sa décision à des engagements précis d’Israël, dont un cessez-le-feu dans la bande de Gaza. Aujourd’hui, environ les trois quarts des États membres de l’ONU reconnaissent l’État proclamé par la direction palestinienne en exil en 1988.

Cette posture a été adoptée dès 2015 par le Saint-Siège : dès 2003, le pape Jean Paul II avait déclaré que seule l’existence de deux États, celui d’Israël et un État palestinien à créer, permettrait de résoudre l’actuel conflit au Proche-Orient. En juin 2015, le Vatican et l’État de Palestine avaient signé au Vatican un accord historique sur les droits de l’Église catholique dans les territoires palestiniens concrétisant ainsi son soutien à une solution à deux États. "L'accord entre le Saint-Siège et l'État de Palestine (…), qui consiste en un préambule et 32 articles, concerne les aspects essentiels de la vie et de l'activité de l'Église en Palestine, tout en réaffirmant son soutien à une solution négociée et pacifique au conflit dans la région", avait déclaré le Vatican dans un communiqué. 

Les pressions internationales sur le gouvernement israélien s’accentuent pour trouver une issue au conflit, qui a provoqué une crise humanitaire majeure dans l’enclave de Gaza, où vivent quelque 2,4 millions de personnes. L'ONU a ainsi officiellement reconnu mardi 22 août l'état de famine à Gaza après avoir averti que 500.000 personnes se trouvent dans un état "catastrophique" lié à la malnutrition. Les violences se sont également intensifiées en Cisjordanie, occupée par Israël depuis 1967.

L’attaque du Hamas du 7 octobre 2023 a causé la mort de 1.219 personnes en Israël, majoritairement des civils, selon un décompte de l’AFP à partir de sources officielles. En représailles, les opérations israéliennes à Gaza ont fait au moins 63.557 victimes, en grande majorité des civils, selon le ministère de la Santé du Hamas, des chiffres jugés fiables par l’ONU.

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