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Enseignement : les Français très attachés à la liberté de choix entre public et privé

Une école primaire catholique à Lyon.

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Mathilde de Robien - publié le 02/09/25
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Un sondage mené par l’IFOP pour "Famille Chrétienne" et RCF-Radio Notre Dame et publié ce mardi 2 septembre confirme l’attachement d’une large majorité de Français à la liberté de choisir entre l’école publique et l’école privée.

La France compte 12 millions d’élèves scolarisés, dont deux millions dans des établissements privés sous contrat avec l’État. Une liberté de choix ardemment défendue en 1984 par le mouvement de l'École libre à l’heure où l’enseignement privé était menacé et qui demeure toujours chère aux yeux des Français malgré un contexte difficile lié aux abus commis au sein de certains établissements catholiques. En effet, selon une enquête de l’IFOP pour Famille Chrétienne et RCF-Radio Notre Dame publiée au lendemain de la rentrée, une large majorité de Français, tous milieux sociaux et politiques confondus, démontre un attachement marqué à la liberté de choisir entre l’école publique et l’école catholique privée sous contrat. 67% des Français déclarent être attachés à la possibilité pour les parents de choisir librement entre école publique et école privée, contre 22% qui ne le sont pas et 11% qui ne se prononcent pas.

Cet attachement au libre choix scolaire est très fort à droite de l’échiquier politique (92%) et chez les parents d’enfants scolarisés dans le privé (96%). Mais il est majoritaire aussi chez les électeurs de gauche (61%) et les parents d’enfants inscrits dans le public (65%). Il atteint 84% chez les pratiquants réguliers. "On pourrait s’étonner que cet attachement demeure aussi fort alors que la proportion de Français se revendiquant catholiques pratiquants a fortement diminué, et que le conflit entre les deux écoles a cessé d’être un sujet central depuis les années 1980-1990", souligne Jérôme Fourquet, directeur du département Opinion de l’IFOP. "Mais aujourd’hui, les préoccupations se sont déplacées vers d’autres enjeux tels que le contournement de la carte scolaire, les performances éducatives ou la recherche d’une reproduction sociale", explique-t-il.

Trois spécificités du privé

Interrogé par Aleteia à la veille de la rentrée, Guillaume Prévost, nouveau Secrétaire général de l’Enseignement catholique, définit trois grandes spécificités du privé, qui contribuent sans nul doute à son attrait, mais aussi aux bienfaits qu'il apporte à la société. Il évoque tout d’abord la qualité du dialogue entre les équipes éducatives, les élèves et les parents, faisant des acteurs de l’enseignement privé des "bâtisseurs d’unité". Guillaume Prévost met également en avant l’éducation à la liberté, "vue comme un engagement, et non comme la possibilité d’ignorer ou d’être un individu détaché des autres".

"L’élève doit grandir pour prendre sa place dans la société, il a une vocation. Cela se traduit par un certain rapport au travail", souligne-t-il. Il cite enfin "l’esprit de service et de pauvreté" qui anime l’Enseignement catholique, exhortant aller à la rencontre des plus pauvres. "Pas seulement avec une vision sociale mais en voyant l’enfant et sa pauvreté, sa capacité de recevoir", affirme-t-il. Autant de dimensions qui font de l’Enseignement catholique "un atout formidable" pour la société.

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