Et si votre lecture allait plus loin ?
Avec l’abonnement Aleteia, recevez notre magazine trimestriel, accédez à des contenus qui prennent le temps d’approfondir, et soutenez une information qui fait grandir.
En ce jour de rentrée scolaire, ce lundi 1er septembre, les élèves d’un établissement primaire du Val d’Oise ont du mal à reconnaître leur école. Pendant les vacances, les grilles de l’entrée ont été remplacées par un haut portail noir totalement occultant. "Je trouve ça plutôt rassurant, que les enfants ne soient pas visibles depuis la rue", approuve un père de famille. "Moi ça me fout le cafard, l’école ressemble à une prison !", s’exclame une maman. Dans la ville voisine, le collège s’est quant à lui doté d’une dizaine de tourniquets, dévérouillables à l’aide d’un badge personnel, laissant les élèves entrer au compte-goutte. Depuis les attentats du 13 novembre 2015, la France renforce la sécurité des établissements scolaires contre les intrusions et les risques d’attentats. Progressivement, les écoles prennent donc un autre visage : tourniquets, clôtures de plus en plus hautes et occultantes, portiques de détection d’armes, fouilles des sacs, exercices anti-intrusion…
Des dispositions qui divisent aussi bien les parents d’élèves que la classe politique, mais qui globalement rassurent les Français. Selon les résultats de l’étude Éducation Monitor 2025 publiée ce 1er septembre par Ipsos – une vaste enquête internationale qui interroge les opinions à travers le monde sur le système éducatif propre à chaque pays – les Français placent la sécurité au sein des écoles en tête des priorités du système éducatif, avant même le niveau d’instruction. Une préoccupation qui illustre un climat de peur chez les Français lié à la déferlante de violences au sein des établissements scolaires, quand les Allemands, selon l’étude, sont davantage préoccupés par l'inadaptation des programmes scolaires et la formation des enseignants.
Transmettre l’espérance, envers et contre tout
Comment, dans cet environnement, continuer à transmettre à son enfant l’espérance, grande vertu chrétienne et reine de cette année jubilaire ? Tout d’abord par l’exemple. Les parents chrétiens sont invités à conserver la confiance en l’avenir et la paix du cœur, en s’appuyant sur l’espérance que Dieu leur donne. Il est bon d’exprimer cette espérance dans les petits gestes du quotidien : prier avec son enfant, allumer une bougie pendant la prière, signe que la lumière du Christ est plus forte que les ténèbres, bénir son enfant avant de partir à l’école, rendre grâce pour les bienfaits que Dieu offre et les talents qu’il a mis en chaque enfant... Il est bon aussi d’ouvrir les yeux de son enfant sur les personnes qui œuvrent pour le bien-être de tous, enseignants, éducateurs, soignants, forces de l’ordre... Une manière de ne pas se focaliser sur le mal et les menaces mais plutôt sur le bien et la charité. Il est aussi essentiel d’apprendre à son enfant à faire preuve de discernement dans la confiance qu’il accorde aux autres. Présenter toutes les personnes qui l’entourent comme de potentielles menaces ne favorise pas l’espérance. En revanche, savoir accorder sa confiance à son prochain, si tant est qu’il en est digne, offre une vie plus épanouie car faite de relations.
Vivre ainsi habité par l’espérance, en l’autre, en la Vie et en Dieu, au lieu de se laisser aller à la désespérance, dissipe les peurs et permet de poser un regard apaisé sur un monde dans lequel Dieu sera toujours vainqueur du mal.










![[DOCUMENT] Les 50 recommandations du rapport sur les violences à l’école](https://wp.fr.aleteia.org/wp-content/uploads/sites/6/2024/01/ecole-privee.jpg?resize=300,150&q=75)