Campagne de Carême 2026
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L’été est vite passé ! Nous voici en septembre et tout reprend, l’école et le catéchisme, le sport ou les activités culturelles pour les enfants et les jeunes, le travail pour la majorité ou un temps choisi pour les retraités. Chacun va pouvoir choisir de s’engager en reprenant une responsabilité bénévole de l’année passée ou dans un nouveau service pour l’Église au sein de sa paroisse ou d’une association au service des autres dans un environnement chrétien ou laïque.
La question du bénévolat dans l’Église
Devenir bénévole prend un sens nouveau dans notre Église d’aujourd’hui. Elle a plus de besoins alors qu’elle est plus pauvre, elle demande des services nouveaux et plus sophistiqués pour s’adapter aux technologies et les ressources humaines manquent. La tentation de faire appel à des professionnels est forte et je suis frappé par la multiplication des entreprises qui se créent pour apporter des services à l’Église. L’une propose une application pour gérer les sites Internet et informer les paroissiens, l’autre du coaching pour les prêtres, une troisième une assistance pour mieux gérer le denier. Et tout cela est payant ! Par facilité ou par paresse, les diocèses et les paroisses contractualisent avec ces sociétés qui ne vivent que par la générosité des dons à l’Église.
Cela devrait poser une interrogation morale aux managers de ces entreprises : jusqu’où est-il convenable de gagner de l’argent aux dépens de la générosité des paroissiens ? La question se pose aussi aux donneurs d’ordre, qu’ils soient prêtres ou paroissiens : on paie parce que l’on n’a pas su mobiliser des compétences qui pourtant, sont là. Il faut en effet revoir cette question du bénévolat dans l’Église et créer un bénévolat nouveau avec, à l’instar du mécénat de compétences proposé par des entreprises, le bénévolat de compétences. Bien sûr, il reste des prestations qui ne peuvent être assurées que par des professionnels, mais limitons-les.
Agir gratuitement
Si balayer l’Église est nécessaire et accessible à tous, administrer un site Internet et l’actualiser régulièrement est aussi du domaine des bénévoles, à la condition de les mobiliser selon leurs compétences et un cahier des charges précis. Combien de geeks capables d’aider et, de même, combien de cadres qui ont fait leur carrière dans les ressources humaines pourraient épauler les prêtres dans leur management à la condition d’être encadrés ? Combien de financiers et de commerciaux pourraient mobiliser des dons ? Les exemples sont nombreux. C’est facile d’acheter des prestations, plus difficile d’engager des compétences gratuites et excellentes. Et pourtant, quelle joie pour ces nouveaux bénévoles qui seront évangélisés et évangélisateurs !
Agir de façon gratuite est possible et enrichissant pour tous, à la condition de définir sa mission.
Qui est ce bénévole ? Toi, moi, nous tous. L’engagement n’est pas réservé au retraité qui aurait du temps à consacrer aux autres mais à chacun, quel que soit son âge, sa vie familiale ou professionnelle. Agir de façon gratuite est possible et enrichissant pour tous, à la condition de définir sa mission. Un étudiant peut s’engager à visiter une personne âgée une heure par semaine ou mettre en ligne les informations de la paroisse sur les réseaux sociaux, cela s’adapte à ses études et sa vie de jeune. Un professionnel, lui, pris entre son travail et sa vie de famille peut prendre la responsabilité d’animer une messe par mois ou s’occuper de mobiliser des fonds. Un retraité fera partie du bureau d’une association caritative et conseillera pour le management de l’équipe presbytérale. Juristes, informaticiens, commerciaux, communicants, financiers, spécialistes des ressources humaines et tant d’autres professionnels, proposez ce mécénat de compétences, mettez vos expériences et vos énergies au service de vos paroisses, des associations !
La plus belle des récompenses
Que ferait-on sans ces milliers de bénévoles qui donnent du temps, de l’énergie et du cœur pour les autres ? Ces engagements constituent une valeur par leur générosité, leur état d’esprit positif et la richesse des relations humaines. Certes, il s’agit de temps et d’obligations, parfois de coûts, on ne fait plus ce que l’on veut parce que la mission est contraignante, mais que de joie à donner, à partager ! Le bénévole est rémunéré avec de l’amitié, de la considération, l’amour du prochain. N’est-ce pas la plus belle des récompenses ?
Révisons le bénévolat. L’Église reçoit la mission impérieuse d’évangéliser. Recruter des bénévoles de toutes compétences est une façon de mobiliser, de partager et d’annoncer la Parole.









