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Le conopée, ce linge qui protège les hosties

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Valdemar de Vaux - publié le 30/08/25
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Dans la liturgie, même les petits objets ont leur importance. Les linges liturgiques n’échappent pas à cette règle, même les moins utilisés. Aleteia vous explique leur nom et leur usage. Cette fois-ci, le tissu de couleur liturgique qui peut orner le tabernacle.

En visitant une église, peut-être certains, à l’œil averti, découvriront-ils que le tabernacle est comme caché derrière ou sous un tissu décoré. Ce linge liturgique, qui est d’abord un ornement, se nomme conopée. Drôle de nom qui, par l’anglais, langue dans laquelle "dais" se dit canopy, est même l’origine de la "canopée", l’étage supérieur des forêts ! Pourtant, le conopée fut d’abord une protection des hosties consacrées contre les insectes, kônôpéion en grec signifiant tout simplement "moustiquaire". Il est surtout le symbole de la présence de Dieu auprès de son peuple : dans l’Ancienne alliance, il renvoie à la tente de la Rencontre ; dans la Nouvelle, à la demeure que Dieu se prépare chez les hommes, Jésus lui-même réellement présent avec son Corps dans le Saint-Sacrement conservé dans le tabernacle.

D’où vient ce nom ?

Le conopée tire son appellation du kônôpéion, "moustiquaire", issu de kônôps ou "moustique, moucheron".

À quoi sert-il ?

Linge liturgique, le conopée est plutôt un tissu d’ornement, même s’il a pu d’abord servir de protection très concrète afin que les insectes ne tournent pas autour des hosties consacrées. Aujourd’hui, il a une utilité symbolique : puisque les tabernacles sont "en dur", il rappelle que le lieu où est conservé le Saint-Sacrement est étymologiquement une "petite tente" qui fait référence à la tente de la Rencontre de l’Exode, signe que Dieu accompagne sans cesse son peuple (cf. Ex 33,7). Il évoque aussi la "demeure" de Dieu parmi les hommes de l’Apocalypse (cf. Ap 21,3). Puisqu’il est signe de présence du Seigneur, comme la lampe rouge, il est d’usage de le retirer ou de le garder ouvert quand le tabernacle est vide.

Comment le reconnaître ?

Pour identifier le conopée, il faut d’abord qu’il y en ait un, ce qui n’est pas si courant ! Notamment parce que l’on peut vouloir rendre visible une porte de tabernacle ouvragée de scènes bibliques ou de symboles eucharistiques. Normalement de couleur liturgique (violet durant l’Avent et le carême, vert pour le temps ordinaire, blanc ou de drap d’or pour le temps de Noël, de Pâques…) il est le plus souvent tendu devant le tabernacle, le recouvrant même parfois, avec plus ou moins de décors : croix, anges, broderies dorées…

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