Sur les pentes du mont Penamourinha, dans la paroisse de Soutelo (municipalité de Vieira do Minho), se cache un sanctuaire unique : la chapelle de Notre-Dame de Lapa. Construite en 1694 par João Gonçalves et son épouse Margarida da Silva, elle est littéralement enchâssée sous un énorme bloc de granit. Vu de loin, l’édifice peut évoquer la forme d’une citrouille. Il semble protégé par une voûte naturelle, comme si un géant avait posé un rocher pour abriter une église miniature
La chapelle a connu plusieurs aménagements au fil des siècles. Sa porte actuelle, en fer forgé, date de 1898. L’intérieur abrite des inscriptions gravées dans la roche ainsi qu’un tableau encastré retraçant l’histoire du lieu, rédigé par le père José Maria Machado en 1851. Le site comprend aussi un kiosque à musique, des sources et un belvédère, qui en font un lieu de rencontre à la fois spirituel et culturel.

Selon la tradition, une jeune bergère aurait vu la Vierge apparaître à proximité de la chapelle en 1805. Son père, intrigué, aurait retrouvé à l’endroit indiqué une image mariale, ce qui attira rapidement les premiers pèlerins. Dès juin 1805, la dévotion à Notre-Dame de Lapa se répandit largement.
Chaque deuxième dimanche de juillet, le sanctuaire accueille son grand pèlerinage annuel. La fête conjugue la ferveur religieuse — messes, processions aux flambeaux — et réjouissances populaires : concerts, feux d’artifice et musique en plein air.
Un lieu de contemplation
En dehors de ces dates, la chapelle n’est ouverte qu’à l’occasion des célébrations liturgiques. Mais les visiteurs sont nombreux à gravir la colline pour admirer ce site insolite et profiter de son panorama. Un pèlerin en témoigne : « La chapelle nous émerveille, élève notre esprit, et transmet calme et sérénité… Visiter cette église de pierre, c’est déposer les pierres qui pèsent sur nos vies. »
La chapelle de Notre-Dame de Lapa invite à lever les yeux : vers le ciel, mais aussi vers la création qui entoure le sanctuaire. Ici, le granit millénaire se fait temple et abri, rappelant que Dieu inscrit sa présence jusque dans la matière du monde. Dans cette alliance entre l’ingéniosité humaine et la beauté brute de la nature, le croyant découvre un signe de ce que la foi sait accomplir : transformer la pierre en prière, et le paysage en liturgie silencieuse.








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